Un quart des ménages vit dans une résidence principale largement sous-occupée, selon une étude de l’Insee publiée ce mardi 8 juillet. Concrètement, ces Français vivent dans un logement doté d’au moins trois pièces en trop, par rapport au nombre «théoriquement nécessaire» pour leur foyer, précise l’Insee.

Les maisons individuelles représentent 93% de ces résidences principales très sous-occupées. Elles sont «très majoritairement» habitées par leurs propriétaires, dont les «logements ont pu devenir trop grands avec le départ des enfants du domicile familial», explique l’étude. En effet, plus de la moitié des ménages vivant dans un logement largement sous-occupé y ont emménagé depuis plus de 20 ans. Et 60% d’entre eux sont âgés d’au moins 60 ans.

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Un logement trop grand, vraiment ?

La sous‑occupation très accentuée est par ailleurs fréquente dans les départements ruraux. Haute‑Saône, Côtes d'Armor, Finistère, Meuse, Creuse, Deux-Sèvres, Gers, Morbihan, Vosges, Manche et Mayenne sont ainsi les départements où la proportion de résidences principales largement sous-occupées est la plus élevée, supérieure ou égale à 36%. Si certains propriétaires âgés de maisons individuelles, perdues dans la campagne, difficiles et chères à entretenir, la vendent ou la louent pour s’installer dans un appartement plus petit, en centre-ville, proche de toutes les commodités, ils ne représentent pas la majorité. «Seulement 36 % des ménages habitant un logement très sous-occupé considèrent que le nombre de pièces est trop élevé par rapport à leurs besoins, constate l’Insee. Une très large majorité d’entre eux sont satisfaits de leurs conditions de logement». A tel point que seulement 9% d’entre eux souhaitent déménager, contre 27% des autres ménages et 51% de ceux qui occupent un logement en suroccupé.

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L’habitat partagé encore peu répandu

Au-delà de l’attachement à la maison familiale, peut-être souhaitent-ils la garder car les pièces «en trop» leur permettent d’accueillir régulièrement enfants et petits-enfants, voire des hôtes payants, avance l’Insee. De nouvelles formes d’habitat partagé, comme les résidences intergénérationnelles, émergent toutefois, «qui peuvent encourager le départ d’une personne âgée d’un logement sous-occupé», estime l’Insee. Tout en convenant «qu’elles sont encore peu répandues».