
En février, la majorité des établissements bancaires ont choisi de stabiliser leurs barèmes, tandis qu’au moins deux grandes banques nationales ont abaissé leurs taux, respectivement de 0,10 et 0,25 point. Un mouvement encore limité, mais révélateur d’un changement de stratégie sur le marché du financement immobilier.
Cette inflexion reflète l’amélioration des conditions de refinancement des banques, sur fond de concurrence accrue. «En ce mois de février, […] les établissements en conquête de clientèle répercutent déjà l’évolution plus favorable des marchés, dans un contexte de forte concurrence interbancaire», observe Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer, réseau de 150 agences de courtage en crédit immobilier.
Des taux stables… et des marges de négociation qui réapparaissent
Concrètement, les taux moyens observés en février restent stables : 3,20 % sur 15 ans, 3,40 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans. Pour les meilleurs dossiers, les conditions peuvent être sensiblement plus attractives, avec des taux négociés autour de 2,8 % sur 15 ans et 3 % sur 20 et 25 ans. «Pour les emprunteurs bien préparés, les banques proposent encore des conditions très compétitives, proches de 3 % sur toutes les durées», souligne Julie Bachet. Ces niveaux restent très dépendants de la qualité du dossier, de l’apport personnel et de la stabilité des revenus, les écarts pouvant être significatifs d’une banque à l’autre.
Cette configuration traduit une volonté claire des banques de relancer leur production de crédits en ce début d’année, à l’approche du traditionnel «printemps de l’immobilier». Côté demande, le mouvement est déjà perceptible. En janvier, les demandes de financement ont progressé de plus de 15 % sur un an chez Vousfinancer, et de près de 45 % par rapport à 2024, tandis que les montants de crédits accordés affichent une hausse de 20 % sur un an.
Un contexte également plus porteur pour les investisseurs
Au-delà des accédants, la stabilisation des taux pourrait aussi bénéficier aux investisseurs. Le dispositif Jeanbrun envoie un signal supplémentaire pour l’investissement locatif, malgré une rentabilité toujours conditionnée aux loyers plafonnés et à l’importance des travaux dans l’ancien. «Toute mesure visant à relancer l’investissement locatif est aujourd’hui la bienvenue», analyse Julie Bachet. Sans parler de retournement de cycle, la combinaison de taux stabilisés et de premières baisses ciblées redonne de la lisibilité aux porteurs de projets, et pourrait soutenir la reprise du marché immobilier en 2026. Dans ce contexte plus favorable, Julie Bachet conclut : «Pour ceux qui ont un projet immobilier, c’est donc le moment de le concrétiser».
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