
Bonne nouvelle pour les vendeurs d’un bien immobilier, la marge de négociation des acquéreurs diminue en ce début d’année. Les acheteurs se faisant plus nombreux grâce à la baisse des taux de crédit, ils n’ont pu obtenir qu’un rabais de 4,72% sur les prix de vente au premier trimestre 2025, en moyenne, contre 5,90% fin 2024, selon le réseau d’agences immobilières Laforêt. Les vendeurs se trouvent encore plus en position de force si leurs biens comportent l’un des trois équipements suivants, voire la totalité d’entre eux. Depuis la crise sanitaire, un balcon, et plus encore une terrasse ou un jardin, sont passés du statut de simple bonus à celui d’élément véritablement «différenciant» entre deux biens, observe Arthur Rollin, directeur général de Casavo en France.
À Nantes, un appartement doté d’un extérieur se vend en moyenne 8,5% plus cher qu’un bien équivalent qui n’en comporte pas, selon une étude publiée par cette “proptech” (société technologique) italienne spécialisée dans la vente immobilière. À Lyon, la présence d’un extérieur permet de vendre un bien 7,2 % plus cher. Un écart qui s’élève à 6,3% en Île-de-France, et qui bondit à 12,1% en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où l’ensoleillement renforce l’attrait des extérieurs. Dans cette région, la plus-value liée à la présence d’un extérieur «peut dépasser 15 % si la terrasse ou le balcon offre une surface de plus de 10 mètres carrés», souligne Casavo. «Le confort extérieur est devenu un facteur clé de valorisation des biens immobiliers, en particulier dans les zones urbaines. C’est un véritable levier de valeur dans une majorité de villes», insiste Arthur Rollin.
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Le parking, un «plus» mais pas partout
Autre «must have», particulièrement en banlieue, la présence d’un parking. A Argenteuil, dans le Val-d’Oise, un logement avec parking se vend en moyenne 3 231 euros le mètre carré, contre 2 838 euros pour un bien équivalent sans place de stationnement, soit une différence de près de 14%. Cette plus-value bondit même à 18% à Saint-Cloud, tutoie les 15% à Issy-les-Moulineaux et les 10% dans cette autre ville des Hauts-de-Seine qu’est Boulogne-Billancourt. En revanche, dans les trois plus grandes villes de France, les logements dotés d’un parking sont moins bien valorisés que les autres, avec des écarts de prix de -8,8% à Paris, -5,6% à Marseille et même -18,2% à Lyon.
Un constat de prime abord «contre-intuitif» dans des métropoles où le stationnement est compliqué, admet Casavo. Mais «dans des villes comme Paris, la proximité des transports en commun réduit considérablement la dépendance à la voiture. La valeur perçue d’un parking est donc moindre, les acheteurs immobiliers se concentrant davantage sur des critères de luminosité ou de qualité architecturale», explique la société.
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Les ascenseurs plébiscités
Enfin, que vos acquéreurs soient un couple de personnes âgées ou de jeunes parents avec poussette, nul doute qu’ils accepteront de payer la présence d’un ascenseur dans l’immeuble. À Paris, les biens avec ascenseur se vendent en moyenne 9 619 euros le mètre carré, contre 8 883 euros pour les autres, soit un écart de 8,3%. A Nice, la différence avoisine les 20% et elle dépasse la barre des 15% à Nantes !
Votre immeuble ne dispose pas d’un ascenseur mais votre logement est situé au rez-de-chaussée ? N’imaginez pas que vous pourrez le vendre plus cher : «Les rez-de-chaussée se valorisent moins bien que les appartements des étages supérieurs. De Paris à Villeurbanne, avec une perte de valeur de 4% dans la première et de 10% dans la seconde, aucune ville ne semble déroger à la règle», relève Casavo.
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