Est-ce le moment pour acheter ? Oui, si l’on en croit les taux qui sont en baisse au mois de mars. Même si la décrue est limitée, cela donne de l’air aux plans de financement et peut permettre de débloquer certains dossiers. Toutefois, dans le même temps, les prix de l’immobilier sont globalement à la hausse, en moyenne de 1,7% selon l’Observatoire PAP. Mais encore une fois, il faut nuancer, car les évolutions sont disparates d’une ville à l’autre. Ainsi, dans certaines, les tarifs sont même en recul.

Alors, où peut-on faire de bonnes affaires en 2026 ? A Nantes en premier lieu, puisque les tarifs de l’immobilier sont en baisse de 3,1% avec un mètre carré affiché en moyenne à 3 602 euros. C’est le cas aussi à Montpellier (-1,6%), où les prix sont encore plus bas, à 3 360 euros le mètre carré, et enfin à Rennes (3 755 euros le mètre carré), même si la variation est très légère : -0,1%. Evidemment, trois baisses parmi les grandes villes, c’est relativement peu. Car dans le même temps, d’autres voient les tarifs grimper.

Equilibre à Lyon et Marseille, hausse à Paris

A Lille, où le prix du mètre carré est proche de celui de Nantes, les tarifs sont en hausse de 2,3%, à 3 580 euros le mètre carré. Des prix en augmentation également à Bordeaux et Nice (+1,7%), mais aussi à Toulouse (+1,3%). Enfin, à Lyon et Marseille, on constate une légère hausse également, note PAP, mais elle est légère, respectivement de 0,5% et 0,4%. Il reste le cas de la capitale, baromètre souvent du marché immobilier. Comme nous vous l’avions évoqué il y a quelques jours, la hausse moyenne en un an est de 1,9%.

Globalement, il faut compter en moyenne 9 720 euros le mètre carré après plusieurs années de baisse, même si dans certains arrondissements, les prix sont très nettement tirés vers le haut comme dans le VIIIe arrondissement, +6,8%, avec un mètre carré affiché à 12 030 euros. Au total, cinq arrondissements affichent des prix au-dessus des 12 000 euros/m². PAP rappelle d’ailleurs que l’équilibre est précaire dans la capitale, entre la baisse des dernières années et les conditions de crédit qui s’améliorent.

Toutefois, si les prix devaient de nouveau bondir dans les mois à venir, de nombreux acheteurs pourraient se retirer du marché, même si l’Observatoire PAP estime que le mètre carré moyen ne dépassera pas les 10 000 euros avant la fin de l’année. Aujourd’hui, le taux moyen sur 20 ans est fixé entre 3,30% et 3,35%, quand il est à 3,55% sur 25 ans. Les primo-accédants sont donc tentés de revenir sur le marché, mais encore une fois, l’équilibre est fragile, et une remontée des taux combinée à la hausse des prix des biens pourrait rebattre les cartes.