Durcissement des conditions d’accès au crédit, assouplissement des modalités de résiliation de l’assurance décès, obligation de transparence des annonces de location, normalisation des contrats de syndics, création d’un service public pour la rénovation des bâtiments, modification de certains régimes de défiscalisation… La liste est longue des mesures votées en 2021 et qui entrent progressivement en application depuis le début de l’année 2022.

Le législateur a soufflé le chaud et le froid : certaines de ces mesures vous octroient des droits supplémentaires, d’autres visent à plafonner vos avantages ou à protéger davantage les locataires, par le biais, notamment, d’un dispositif limitant le niveau des loyers applicables. Nous vous expliquons en quoi elles vont impacter votre vie quotidienne de bailleur immobilier. Sans oublier de faire le point sur la fiscalité locale, qui, suite à la suppression de la taxe d’habitation, va être totalement chamboulée dans les années à venir. Et, nous le savons d’ores et déjà, pas au profit des propriétaires.

Échéances de prêt

Elles ne peuvent plus dépasser 35% de ses revenus nets, sauf exception. Depuis le 1er janvier 2022, les conditions d’octroi d’un crédit immobilier sont plus strictes : les recommandations émises en 2021 par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui visaient à réduire le risque de surendettement, sont devenues des obligations pour les banques (sous peine de sanctions).

Concrètement, vous ne pouvez donc plus consacrer plus de 35% de vos revenus nets (avant prélèvement des impôts) au remboursement du prêt, les échéances prises en compte incluant le coût de l’assurance décès. Quant à la durée de remboursement, elle est limitée à 25 ans dans l’ancien, et à 27 ans dans le neuf (ou assimilé, c’est-à-dire en cas de travaux représentant au moins 25% du prix total de l’opération).

>> Notre service - Faites des économies en testant notre comparateur de crédit immobilier

Deux éléments positifs néanmoins : les revenus de l’emprunteur sont calculés en intégrant les loyers à venir (à hauteur de 70 à 80% seu­lement, afin de tenir compte du risque locatif) ainsi que les réductions d’impôts liées au dispositif choisi (Censi-Bouvard, Pinel…) ; et les banques peuvent déroger aux critères d’octroi établis pour 20% de leur production trimestrielle de crédits, dont 4% à l’attention des investisseurs (le reste devant être alloué aux acquéreurs de leur résidence principale).

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement