
Une bonne nouvelle pour les propriétaires, un peu moins pour les futurs acquéreurs. A Paris, la tendance se confirme avec une hausse globale des prix dans tous les arrondissements, révèle Particulier à Particulier (PAP). Et si en un an le nombre de logements vendus a été revu à la hausse (+11% en octobre), le marché reste sous tension. Mais le grand enseignement de ce début d’année est que la hausse est généralisée. Le prix moyen du mètre carré est désormais de 9 720 euros, c’est en nette hausse depuis trois mois et surtout +1,9% en un an.
Selon PAP, si cette hausse est marquée, elle signe le retour également d’une «dynamique positive». Toutefois, les augmentations des prix sont différentes selon les arrondissements, et il y a des écarts de taille. La plus grande évolution en un an est à mettre au crédit du VIIIe arrondissement : +6,8%, avec un mètre carré affiché à 12 030 euros, qui repasse donc au-dessus des 12 000 euros. Avec le IIIe arrondissement (12 440 euros le m²), le IVe (12 480 euros), le VIIe arrondissement (13 860 euros) et surtout le VIe (14 360 euros), ce sont les cinq arrondissements à plus de 12 000 euros/m².
Les prix baissent dans les Ier et IIe arrondissements
Parmi les autres hausses notables en un an, on peut mettre en évidence le XIVe arrondissement (+3,9%) à 9 430 le m², ainsi que les XIIIe et XIXe (+3,2%). Les XIIe, XVIIIe, XXe, XVIe et IIIe voient les prix augmenter également de plus de 2,5%. Ces hausses sont en revanche plus contenues dans les VIe, IXe, Xe, XIe et XIVe (un peu plus de 1%), alors que les prix restent relativement stables dans quatre autres que sont le XVe, le XVIIe, le VIIe et le Ve où, dans ce dernier, le prix du mètre carré n’évolue quasiment pas.
Enfin, deux arrondissements, les Ier et IIe, affichent des tarifs à la baisse, respectivement de 1,4% et 1,6% tout de même au-dessus des 12 000 euros et 11 000 euros le mètre carré, souligne PAP. Au total, cinq arrondissements parisiens restent encore abordables aujourd’hui, sous la barre des 9 000 euros/m² en 2026 (XXe, XIIIe, XVIIIe et XIIe), le moins cher restant le XIXe à 7 990 euros/m².
Des arrondissements plus abordables… où les tarifs évoluent plus vite
Comment expliquer ces chiffres ? Selon le spécialiste de l’immobilier, les acheteurs sont de retour, les conditions de crédit sont plus attractives et les taux d’intérêt «détendus» ont redonné un certain pouvoir d’achat. Mais le marché reste à la croisée des chemins, car les arrondissements encore accessibles voient leurs prix augmenter plus vite que la moyenne, et si les biens de luxe partent rapidement, le marché haut de gamme rencontre «des seuils de résistance», indique PAP. Pour les vendeurs, il est nécessaire de bien positionner son bien, d’autant que les prix pourraient continuer à augmenter.
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