Devenir propriétaires : Sarah et Jimmy en rêvaient depuis longtemps. Malgré leurs salaires plutôt confortables – ils gagnent chacun environ 2 400 euros nets par mois – les deux trentenaires, originaires de Strasbourg, ont mis plusieurs années à concrétiser leur projet d’achat. « Nous travaillons tous les deux en plein cœur de Paris, dans le quartier de l’Odéon. Aussi, nous souhaitions habiter Paris intra-muros, là où les prix des biens sont donc élevés… », raconte Sarah.

Au printemps 2023, après avoir défini un budget avec leur banquier, le couple initie ses recherches avec l’aide d’un agent immobilier. « Nous cherchions un appartement de deux pièces, d’environ 50 mètres carrés, dans le 15e ou le 16e arrondissement de Paris, plutôt en étages élevés, dans une copropriété bien entretenue. Notre budget était serré : 420 000 euros, hors frais de notaire », résume la jeune femme, qui travaille dans le retail.

Un appartement vendu occupé

Après plusieurs mois de recherches infructueuses, Sarah et Jimmy retiennent un appartement qui, sur le papier, coche toutes les cases. À part une : il était occupé par un locataire. «Comme l’appartement répondait à tous nos critères et était dans notre budget, on a contacté l’agent immobilier pour le visiter. On a appris à ce moment-là que son prix avait été décoté d’environ 15 % par rapport au marché, justement parce qu’il était vendu occupé. Normalement, c’est un appartement qui valait plutôt entre 480 000 et 490 000 euros», raconte Sarah.

Pour le jeune couple, le fait qu’un locataire soit en place n’est pas un frein. « À cette époque-là, nous pensions qu’il était relativement facile de mettre un terme à un contrat de bail. Lorsqu’on a découvert les délais qu’il fallait respecter, le principe de «locataires protégés », la liste des motifs légitimes à la résiliation d’un bail…, on a vite déchanté», sourit-elle.

Des loyers utilisés pour des travaux

Qu’importe, en mars 2024, le couple fait une proposition d’achat au prix – 425 000 euros – qui est d’emblée acceptée par le propriétaire. Pendant plusieurs mois, les deux trentenaires endossent alors la casquette de propriétaires bailleurs. Six mois avant la date d’échéance du bail, Sarah envoie un courrier en lettre recommandée pour donner congé à son locataire. Le motif du congé était légitime puisque le couple récupérait le logement pour y installer sa résidence principale. «On avait eu la politesse de prévenir notre locataire en amont, pour qu’il puisse se retourner», confie-t-elle.

Fin 2025, les trentenaires ont enfin pu s’installer dans leur appartement de 2 pièces. «Grâce aux loyers – 1 300 euros – que nous avons perçus pendant 8 mois, nous avons pu nous constituer une enveloppe pour faire quelques travaux. Cela va par exemple nous permettre de refaire la salle de bain», conclut Sarah.

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