Le ministre de l’Economie remet les choses au clair. Alors que le gouvernement avait annoncé la suspension de MaPrimeRénov’, ce mercredi 4 juin, Eric Lombard a annoncé que «le guichet rouvrira au plus tard à la fin du mois de septembre», dans l’émission Questions politiques sur France Inter. «C’est donc une suspension pendant les mois d’été où honnêtement, il se passe moins de choses», a-t-il précisé. Il y a quelques jours, Emmanuel Macron avait fustigé cette décision dans la presse régionale : «Je ne suis pas content de ce que j'ai pu voir». Le chef de l’Etat avait appelé le gouvernement à ne pas «céder aux facilités du moment».

Eric Lombard a toutefois assuré que «les dossiers peuvent continuer à être déposés» car la suspension de la principale aide publique destinée à la rénovation énergétique des logements privés sera effective «au plus tard le 1er juillet». «La suspension va nous permettre de remettre de l’ordre, de peut-être changer les processus pour que ça aille plus vite, aussi pour traiter les fraudes car un dossier sur dix est un dossier frauduleux», explique le ministre de l’Economie.

La part du financement de l’État dans le dispositif a baissé

Pour rappel, depuis plusieurs mois, la part du financement de l’État dans le dispositif n’a pas cessé de diminuer. L’année dernière, elle avait perdu plus de deux milliards d’euros sur le montant prévu au départ, passant ainsi de 4,5 milliards à 2,3 milliards d’euros. En 2025, l’État n’avait remis «que» 2,3 milliards d’euros au pot. Ainsi, au début du mois de juin, tout le budget de Ma Prime Rénov’ avait déjà été utilisé pour des chantiers en cours.

La suspension du dispositif impacte donc les ménages. Toutefois, même si des retards sont à prévoir, ceux dont le dossier est déjà validé devraient, en principe, recevoir cette aide. «On pensait que ça se ferait a minima en deux temps. D’abord avec un transfert d’une partie des financements vers les Certificats d’économie d’énergie. Puis éventuellement le gel du dispositif Ma Prime Rénov’, mais pas avant la rentrée», confiait un prestataire du dispositif au Parisien.