L’Aïd-el-Kébir, l’une des principales fêtes du calendrier musulman, est célébrée cette année ce mercredi 27 mai. Une situation qui soulève une question fréquente : est-il possible de s’absenter du travail ou de l’école pour cette occasion ? En France, le droit encadre différemment les absences selon les situations. Comme le rappelle La Voix du Nord, pour les agents de la fonction publique, une circulaire du 10 février 2012 prévoit la possibilité d’obtenir une autorisation d’absence d’une journée pour une fête religieuse.

Cette dérogation reste toutefois conditionnée «dans la mesure où elle est compatible avec le fonctionnement du service». Dans le secteur privé, aucune disposition légale spécifique n’impose d’accorder un jour de congé pour une fête religieuse. Les absences relèvent donc d’un accord entre le salarié et l’employeur, dans le cadre habituel de la gestion des congés.

Des absences possibles mais strictement encadrées

A l’école, le principe général reste celui de l’assiduité. Les élèves doivent assister à l’ensemble des cours prévus par leur emploi du temps. Toutefois, des absences peuvent être exceptionnellement autorisées, notamment pour des motifs familiaux ou religieux. Une circulaire de l’Education nationale publiée en 2004 encadre ces situations. Elle prévoit que des autorisations d’absence peuvent être accordées pour les grandes fêtes religieuses, lorsqu’elles ne coïncident pas avec un jour de congé scolaire.

L’objectif est de garantir l’égalité de traitement entre les différentes confessions, tout en respectant la neutralité du service public. L’Aïd-el-Kébir fait partie des fêtes religieuses reconnues dans ce cadre, au même titre que d’autres célébrations musulmanes, juives, orthodoxes, arméniennes ou bouddhistes. Concrètement, les parents doivent informer l’établissement scolaire à l’avance, via le carnet de correspondance ou par mail. Il suffit généralement de préciser que l’absence est liée à la célébration de l’Aïd-el-Kébir pour qu’elle soit considérée comme justifiée.