L’assurance vie est à l’arrêt. Ce placement paquebot – 1 900 milliards d’euros sous gestion – devrait finir l’année 2023 avec une collecte nette (versements - retraits) quasi nulle. En cause, la concurrence des produits bancaires. Avec 2% de rémunération en moyenne en 2022, le fonds en euros garanti n’a pas fait le poids face au Livret A (3%). 2023 sera un meilleur cru, entre 2,50 et 3%, les assureurs n’ayant d’autre choix que de puiser dans les réserves constituées depuis douze années (près de 5% mis de côté en moyenne). Pas de méprise, ce rebond va masquer des taux élastiques sur le marché.

Pour battre l’inflation, disposer d’un fonds en euros solide sera-t-il suffisant l’an prochain ? Pas sûr, d’où la nécessité de diversifier son épargne. Reste à savoir comment. En 2023, les gestions pilotées survendues par les commerciaux ces dernières années afficheront des résultats sans éclat, à peine positifs. Il fallait oser une approche différente des marchés boursiers, notamment via les produits structurés ou les fonds obligataires datés (5 à 10% de gain), sans trop de risque à la clé. Une voie toujours d’actualité l’an prochain.

Le plan d’épargne retraite (PER), lui, s’en sort mieux, avec quelque 3,5 millions de détenteurs à fin 2023 dans sa version individuelle. La défiscalisation des versements fait tourner la machine. Mais quid de sa gestion financière? Difficile à dire, tant les offres sont multiples, brouillonnes et in fine peu comparables entre elles. Dans ce contexte, ne donnez pas carte blanche aux assureurs, mais faites preuve de discernement sur le choix des produits (frais, solutions financières).

>> Notre service - Comparez les performances des plans d’épargne retraite (PER) grâce à notre simulateur

Que valent les 10 assurances vie qui ont offert le meilleur rendement en 2022 ?

(1) Taux maximal applicable en gestion libre. (2) UC : unité de compte. (3) Taux maximal applicable. (4) Taux minimal servi, net de frais et brut de prélèvements sociaux. Ne sont pas pris en compte ici les éventuels bonus ou majorations de rémunération offerts sous condition dans certains fonds en euros. (5) Montant des réserves au 31.12.2022 exprimé en pourcentage de rendement (prévisions de participation aux bénéfices). (6) Proposées en gestion libre. (7) Mesure pour chaque UC en gestion libre de l’écart sur chacune des années 2020, 2021, 2022 entre la performance de l’UC et la performance moyenne de sa classe d’actifs de référence. Pour cela, Good Value for Money s’est appuyé sur son propre référentiel de marché et sa propre classification des classes d’actifs. (8) Frais facturés par les sociétés de gestion sur les supports en unités de compte. Ces frais sont «invisibles» pour l’épargnant, car ils sont retranchés de la performance du support. (9) Frais facturés par les sociétés de gestion sur les supports en unités de compte et frais de gestion du contrat d’assurance sur ces mêmes supports. Source : Good Value for Money pour Capital.
(1) Taux maximal applicable en gestion libre. (2) UC : unité de compte. (3) Taux maximal applicable. (4) Taux minimal servi, net de frais et brut de prélèvements sociaux. Ne sont pas pris en compte ici les éventuels bonus ou majorations de rémunération offerts sous condition dans certains fonds en euros. (5) Montant des réserves au 31.12.2022 exprimé en pourcentage de rendement (prévisions de participation aux bénéfices). (6) Proposées en gestion libre. (7) Mesure pour chaque UC en gestion libre de l’écart sur chacune des années 2020, 2021, 2022 entre la performance de l’UC et la performance moyenne de sa classe d’actifs de référence. Pour cela, Good Value for Money s’est appuyé sur son propre référentiel de marché et sa propre classification des classes d’actifs. (8) Frais facturés par les sociétés de gestion sur les supports en unités de compte. Ces frais sont «invisibles» pour l’épargnant, car ils sont retranchés de la performance du support. (9) Frais facturés par les sociétés de gestion sur les supports en unités de compte et frais de gestion du contrat d’assurance sur ces mêmes supports. Source : Good Value for Money pour Capital. © Capital

Assurance vie multisupport

  • Taux servi en 2023: de 2,50 à 4% (fonds en euros)
  • Risque: nul à fort
  • Durée: libre
  • Contrat dont le rendement devrait grimper en 2024

La colonne vertébrale de l’assurance vie porte un nom, le fonds en euros. Il recueille les trois quarts de l’épargne versée. Normal, pour un support financier garanti, avec lequel vous ne pouvez pas perdre d’argent. Bonne nouvelle, le regain des rendements observé en 2022 va se confirmer en 2023. «Le Livret A à 3% marque les esprits, note Olivier Sentis, directeur général de la MIF. On peut donc s’attendre à une remontée plus brutale des rendements servis sur le fonds en euros cette année, autour de 3% pour les meilleurs.» Le décor est planté.

Les bancassureurs devraient mener la danse grâce à leurs fortes réserves (7,8% de rendement en réserve, par exemple, fin 2022, au Crédit mutuel). «Mais il n’y aura pas de miracle, avec l’assurance vie, le rendement ne peut pas remonter trop vite, tempère Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life Assurance et Patrimoine. Pour l’heure, le fonds garanti en euros est donc impuissant face au niveau des livrets, des Sicav monétaires et comptes à terme, sauf pour les épargnants qui profitent de bonus octroyés par certains assureurs sur la rémunération du fonds en euros.» Dont acte.

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement