Un gel de leurs tarifs : voilà la requête formulée à la rentrée par le gouvernement auprès des mutuelles santé, qui sortent tout juste de la crise du Covid. Déjà, voici deux ans, à l’issue du mouvement des Gilets jaunes, c’est aux banques qu’il avait demandé de laisser inchangées leurs plaquettes tarifaires… Pas sûr, malheureusement, que ces appels à la modération soient efficaces. Le tarif des complémentaires devrait ainsi bondir de 7 à 10% l’an prochain, selon la Fnim (Fédération nationale indépendante des mutuelles). Tandis que les frais de tenue de compte bancaire, eux, ont grimpé de 1,8% en 2021, ce qui porte leur hausse cumulée à 167% en huit ans.

Pour préserver vos finances personnelles, mieux vaudra donc vous en remettre à vous-même ! Notamment en passant par de nouvelles solutions en ligne, détaillées ici.

Privilégiez les banques en ligne

Plus de 210 euros par an, dans le cas de notre voyageur hors zone euro : comme le montre notre comparatif à la fin de l'article, l’usage, au sein d’une banque traditionnelle, de moyens de paiement pourtant basiques (carte bancaire servant aux distributeurs automatiques, virements en ligne…) est vite coûteux. Quelques établissements parviennent pourtant à raboter la facture, quand ils ne l’annulent pas totalement. C’est ainsi que notre premier profil (petit consommateur de services bancaires, utilisés en France) ne paiera rien dans trois d’entre eux, et que notre second profil de voyageur n’aura aucuns frais dans deux établissements.

Sans surprise, il s’agit à chaque fois de banques en ligne. Celles-ci imposent toutefois quelques conditions à la gratuité, à commencer par celle d’utiliser le compte. Boursorama Banque comme Fortuneo ou Orange Bank prélèvent en effet des frais d’inactivité si aucune opération par carte n’est réalisée dans le mois. Par ailleurs, pour la carte de paiement haut de gamme, certaines exigent de disposer d’un minimum de revenus, variant de 1.000 à 1.800 euros par mois.

D’autres établissements, souvent filiales de grandes banques, tels Ma French Bank (La Banque postale) ou Eko (Crédit agricole), qui n’affichent aucune de ces exigences, peuvent sinon constituer un bon compromis. A la condition de n’utiliser que leurs distributeurs de billets, car les retraits hors réseau sont chèrement payés, soit dès le premier, soit après un quota d’opérations gratuites. "La facturation de ces retraits fait varier considérablement le coût d’usage du compte", confirme Saïd Fadil, chargé de mission chez Meilleurebanque.com. Voilà qui explique le piètre classement de N26 et du compte Nickel : ces établissements, quel que soit le profil, coûtent plus cher que la moyenne des banques traditionnelles.

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