Certes, avec un cours en retrait de 60% sur trois mois pour l’action Orpea, et de 29% pour celle de Korian ou de LNA Santé, le scandale de la gestion des Ehpad privés a surtout pénalisé les investisseurs boursiers. Mais il n’a pas fait non plus les affaires des particuliers, devenus propriétaires de chambres médicalisées au sein de ces résidences. Un investissement qui nécessite pourtant au moins 100.000 euros. "Une décote de 5 à 10% s’applique désormais à la revente de ce type de biens", indique Etienne Jacquot, fondateur de Revenu Pierre, un intermédiaire spécialisé dans le marché secondaire des meublés.

La sanction serait généralisée à toutes les enseignes, même celles que le scandale a jusqu’ici épargnées. "Banques et conseillers en gestion de patrimoine rechignent désormais à orienter leurs clients vers ce type de produits", ajoute-t-il. Ce n’est pas tout. Sous couvert d’anonymat, certains conseillers admettent veiller à ce que ni Orpea, ni Korian, ni même DomusVi ne figurent au portefeuille des SCPI (société civile de placement immobilier) qui, depuis l’épidémie de Covid, se sont spécialisées sur les actifs de santé. Bref, "l’or gris" n’a plus la cote…

Mais faut-il pour autant faire une croix sur cette thématique d’investissement, alors que, selon le ministère des Solidarités et de la Santé, le nombre de personnes d’au moins 60 ans passera de 15 à plus de 20 millions dès 2030 ? Les risques de baisse de loyer au sein des Ehpad, ou de perte des agréments d’exploitation, sont-ils avérés ? Et comment s’assurer de réaliser un placement qui, pour être rentable, n’en sera pas moins éthique ? Nos réponses détaillées.

Les renégociations de loyer pourraient se multiplier

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