
Chaque année, c’est la même procédure. Plusieurs dizaines de millions de Français passent par la case impôt. Mais lors de la déclaration, la crainte de faire des erreurs grandit chez les contribuables. «On redoute la déclaration de peur de faire des erreurs, de peur d'être taxés, d'être imposés inutilement comme ça m'est déjà arrivé», raconte Fabienne, dans un reportage pour TF1. Mais ce stress n’est pas seulement lié à la complexité de la procédure : il s’accompagne désormais de la montée en puissance de nouveaux outils de contrôle.
Pour lutter plus efficacement contre la fraude fiscale, les agents du fisc s’appuient désormais sur l’intelligence artificielle. Une technologie capable de comparer chaque déclaration avec des millions d’autres pour déceler la moindre anomalie comme le train de vie manifestement élevé d’un contribuable aux revenus modestes ou une situation professionnelle incohérente par rapport à la moyenne statistique. Concrètement, ces systèmes repèrent les écarts suspects en quelques secondes. Une photo publiée sur les réseaux sociaux d'un séjour à l’autre bout du monde ou d’une voiture de sport flambant neuve peut attirer l’attention lorsqu’elle contredit les revenus déclarés.
17 milliards d'euros de fraude fiscale identifiés
De plus, l’administration fiscale utilise aussi des moyens plus inattendus : des images satellites. Grâce à elles, le fisc détecte désormais les piscines non déclarées qui doivent être intégrées à la taxe foncière. Un logiciel analyse automatiquement les clichés aériens et signale les surfaces aux agents du cadastre. «Il y a un soupçon de piscine non déclarée, donc on va vérifier. Sur l'écran de droite, on a toute la fiche d'imposition de la parcelle. Et c'est avec ces informations qu'on va pouvoir prendre une décision sur l'acceptation ou le refus de la détection de l'IA», détaille Lucile Briol, géomètre du cadastre.
En 2025, ces contrôles renforcés ont permis d’identifier 17 milliards d’euros de fraude, un record historique. Pourtant, seuls 11,4 milliards ont effectivement été saisis. Dans de nombreux cas, les responsables ont caché leurs fonds, rendant la récupération très difficile. Face à ce manque à gagner, le gouvernement veut élargir le champ des vérifications en demandant à des administrations comme la CAF et l’assurance maladie de transmettre leurs informations au fisc. Avec ces nouveaux outils, l’exécutif espère récupérer 1,5 milliard d’euros dès l’an prochain.
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