
Une majorité de Français qui travaillent ont déjà déclaré leurs revenus. Il ne reste plus que les derniers retardataires des départements 55 à 97, qui ont jusqu’au jeudi 4 juin, 23 h 59, pour le faire avant pénalités de retard. Cette étape fait peur à beaucoup, terrifie ceux qui souffrent de phobie administrative et inquiète ceux qui vont devoir payer. En effet, environ 46 % des foyers fiscaux payent cet impôt sur le revenu. Les autres se situent sous un certain seuil ou bénéficient d’abattements fiscaux.
Mais à quoi sert cet impôt qui semble de plus en plus élevé chaque année à ceux qui le payent ? Il y a pourtant la TVA, la CSG, la CRDS… Selon Olivier Babeau, éditorialiste chez Europe 1, «70% du produit de l’impôt sur le revenu ne financera rien de nos dépenses actuelles, puisque ça partira directement en interêt de la dette». Il ajoute que «le reste finance une administration dont personne ne contrôle sérieusement le rendement» et que «ce que nous versons chaque année ne suffit même plus à couvrir les dépenses de l’année en cours».
Une dette «de qualité moyenne supérieur»
Cette dette de la France a pourtant été maintenue à la note A+ par l’agence américaine S&P Global Ratings. Elle est qualifiée de «moyenne supérieur», avec une perspective stable. Après la parution de cette note, Bercy assure «rester pleinement mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit public et de la dette, afin de garantir dans la durée la solidité financière et la compétitivité de l’économie française». La question de la dette française va rapidement revenir sur le devant de la scène, avec l’établissement d’un budget pour 2027. Cette année présidentielle sera aussi l’occasion de débattre à nouveau des solutions à y apporter.











