
Les radars, manne financière inattendue pour l'État ? Alors que l’administration française cherche par tous les moyens à faire des économies et à renflouer les caisses, le site radars-auto.com nous apprend que les radars peuvent aussi être mis à contribution. En effet, les recettes des amendes pour infraction routière distribuées par les radars, mais aussi par les forces de l’ordre, sont une source non négligeable pour l'État, qui vient y chercher de quoi éponger la dette de la France. D’autant plus après une année 2023 record en termes d'amendes.
En effet, l’année 2023 est l’année la plus prolifique de l’histoire en la matière, les recettes issues des amendes pour infraction routière atteignant des chiffres absolument faramineux. En un an, le total des sommes perçues (qui comprennent aussi les amendes majorées) a atteint plus de deux milliards d’euros : 2,076 milliards d’euros précisément. Les records ont largement été battus : le précédent, datant de 2017, avait atteint 1,978 milliard d’euros. En 2022, les recettes étaient de 1,874 milliard d’euros.
Un tiers revient à l'État
Les amendes issues des radars automatiques ne constituent cependant pas la majorité : elles représentent 965 millions d’euros, soit un peu moins de la moitié, 46,5 % du total. Les règles de répartition de ces recettes sont bien définies. Une partie sert évidemment au financement du programme de déploiement et d’entretien des radars automatiques. Une autre partie est déléguée à la sécurité routière, une autre est prélevée pour les collectivités territoriales… Mais l'État se taille une bonne part du gâteau.
En 2023, le prélèvement pour aider au désendettement de la France a atteint 690 millions d’euros. En 2022, c’était 614 millions d’euros. Mais lors des six années précédentes, les montants étaient situés entre 400 et 500 millions d’euros. Un tiers des recettes est donc désormais consacré au désendettement. L'État n’hésite plus à aller piocher de plus en plus profond dans le « portefeuille » des radars.


















