C’est la faute à Napoléon ! Son code civil de 1804 vous interdit de déshériter vos enfants. Ses articles 912 et suivants confèrent, en effet, à vos descendants le droit à une «réserve héréditaire». C’est-à-dire à une part minimale sur votre succession. Ce quota varie en fonction du nombre de vos héritiers réservataires (voir le tableau ci-dessous). Certes, la loi prévoit une dérogation en permettant d’écarter de la succession un enfant pour indignité. Mais on parle ici uniquement de l’auteur ou du complice d’un acte criminel à votre encontre : de meurtre ou tentative de meurtre, de violences physiques ou psychologiques ayant entraîné la mort, de tortures, d’actes de barbarie…

En dehors de ces cas extrêmes, impossible de priver d’héritage votre progéniture. Vous avez amoindri la réserve héréditaire d’un enfant en réalisant des donations et/ou des legs ? Le notaire chargé de votre succession l’en informera. «L’enfant lésé pourra saisir le tribunal pour exercer une action en réduction afin d’obtenir une indemnisation de la part des autres héritiers ou des bénéficiaires des donations», indique Arlette Darmon, présidente du réseau notarial Monassier.

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