Quarante milliards d’euros ! C’est le montant de l’épargne que possèdent les enfants mineurs, selon le cabinet du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire… A qui appartient vraiment ce pactole ? A eux, bien sûr, sauf qu’un mineur n’a pas la capacité juridique nécessaire pour ouvrir un produit d’épargne, le gérer ou faire des retraits. Ce sont donc son ou ses représentants légaux, généralement ses deux parents ou l’un d’entre eux, qui s’en chargent. Ils sont naturellement tenus de respecter l’intérêt du mineur et ils pourraient devoir en répondre plus tard, si l’enfant devenu majeur décidait de les attaquer pour mauvaise gestion.

Pour autant, les parents bénéficient d’un droit de jouissance sur les sommes investies sur les comptes ou produits d’épargne de leurs enfants (sauf en cas de donation ou de succession quand il est expressément précisé que les parents n’en jouiront pas ou en cas d’indemnisation d’un préjudice corporel de l’enfant, généralement placée sur un compte bloqué), qui cesse cependant aux 16 ans de leur progéniture. Ils peuvent donc gérer librement les comptes de leurs mineurs, leur ouvrir ou clôturer des placements et faire des retraits sur les gains comme sur le capital épargné.

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