“On va clairement vers une médecine à deux vitesses”, s’insurge le Dr Sophie Bauer, présidente du syndicat des médecins libéraux (SML). Reçue par le directeur général de l’Assurance maladie Thomas Fatôme, ce jeudi 16 février, cette chirurgienne thoracique et cardiovasculaire en région parisienne n’est pas près de signer la future convention médicale qui encadre l’exercice des médecins jusqu'en 2027. En cause, des tarifs de consultations toujours trop bas au vu des contraintes imposées aux docteurs - aussi bien pour les généralistes que les spécialistes.

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La Sécu entame en effet le cinquième round des négociations avec les syndicats représentatifs des médecins libéraux qui sont reçus un à un par les équipes de Thomas Fatôme jeudi 16 et vendredi 17 février. Comme à chaque rencontre depuis l’ouverture des discussions fin novembre, un diaporama est présenté aux docteurs. Capital s’en est procuré la dernière mouture, qui liste encore une fois un certain nombre d’objectifs à atteindre en matière de santé publique… et détaille plus précisément les revalorisations des consultations chez le généraliste, le pédiatre, le psychiatre et d’autres spécialistes prévues pour les cinq prochaines années.

Des tarifs différenciés selon le niveau d’engagement des docteurs

D’abord, Thomas Fatôme persiste et signe : il maintient la maigre augmentation de 1,50 euro de la consultation de base. Et ce, alors que les médecins libéraux ont encore une fois battu le pavé, mardi 14 février, pour dénoncer cette revalorisation vécue comme une “provocation” et s’opposer à l’accès direct à d’autres professionnels de santé, comme les infirmiers, validé par les parlementaires.

Mais cette hausse de 1,50 euro ne s’appliquera qu’aux médecins qui ne daigneront pas signer le contrat d’engagement territorial qui consiste en l’atteinte de plusieurs objectifs de santé publique, comme le suivi de nouveaux patients en tant que médecin traitant, la participation à la permanence des soins ambulatoires, l’ouverture des cabinets médicaux les soirs et certains samedis, ou encore le fait d’exercer dans des structures de soins coordonnées comme les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), les maisons de santé, les centres de santé ou les équipes de soins primaires.

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