«On est prêt à aller jusqu’au bout», promet Yann Collet, médecin généraliste près de Rennes. Depuis le début de l’été, ce docteur installé à Saint-Méloir-des-Ondes facture parfois ses consultations à 30 euros, «voire plus», à ses patients… alors qu’il n’en a pas le droit. Mais ce généraliste de 37 ans est loin d’être le seul à exiger des dépassements d’honoraires à ses patients. Ici et là dans l’Hexagone, une soixantaine de collectifs départementaux se sont formés ces derniers mois et encouragent les blouses blanches à la désobéissance tarifaire. Et le mouvement risque de se renforcer au 1er novembre, alors que les tarifs servant de base de remboursement à l’Assurance maladie augmentent de 1,50 euro - faisant passer le prix de la consultation d’un généraliste de 25 à 26,50 euros.

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