La prudence est de mise. Trois quarts des Français épargnent chaque mois, selon le dernier baromètre Odoxa-Groupama pour Capital et BFM. Les sommes concernées ne sont pas négligeables : 31% réussissent à mettre de côté plus de 200 euros mensuellement. Et près de 4 Français sur 10 comptent épargner davantage dans les prochains mois. Les raisons derrière ce bas de laine bien garni ?Les Français sont inquiets, quant à la situation politique internationale, d'abord (94%), la situation économique du pays (92%), ensuite, mais aussi concernant la fiscalité et l’impôt (89%).

Une crainte en particulier semble gagner du terrain : plus de 8 épargnants sur 10 sont de plus en plus inquiets quant au rendement de leur épargne. En un an, la part des Français confiants a été divisée par deux. Les petits épargnants, c’est-à-dire ceux qui mettent de côté entre 1 et 50 euros par mois, sont les plus touchés par cette perte de confiance. Mais quels sont les placements qui font les frais de cette inquiétude ?

Le livret A et le LEP n’ont plus la cote

Placer son argent sur les livrets d’épargne n’est plus le premier réflexe des Français. Bien le contraire, même : seuls 21% de nos concitoyens pensent encore que c'est le meilleur placement, un chiffre divisé par deux en an (-21 points).

Le livret A résume cette perte d’intérêt. Près d’un Français sur deux n'alimentent plus son livret A depuis plusieurs mois ou années, ou l’ont déjà fermé. Et cette dynamique pourrait se prolonger : 69% des personnes détenant un livret A pourraient cesser de l’alimenter à l’avenir. La raison de ce désamour ? Un taux qui baisse encore et toujours. Passé de 2,4% à 1,7% en août 2025, ce dernier a encore été abaissé ce 1er février pour atteindre 1,5%.

Autre livret loin d’avoir le vent en poupe : le livret d’épargne populaire (LEP). Près de deux tiers des détenteurs l’ont fermé ou ne l'alimentent plus. Et cette tendance pourrait également se poursuivre : 45% de ceux qui ont encore un LEP pourraient cesser de l’alimenter, effectuer des retraits ou même le fermer. La raison de ce désintérêt est identique à celle observée sur le livret A : l’évolution du taux d’intérêt annuel. Déjà ramené de 3,5% à 2,7% en août dernier, ce taux est tombé à 2,5% en février.

Quel est le sort réservé au PER ?

Concernant le Plan d’épargne retraite (PER), celui-ci était sur une bonne lancée : près d’un quart des Français a déjà souscrit à ce type de placement. Un bond de 11 points par rapport à 2019, année de son lancement. Toutefois, cet attrait risque de s’effriter. Alors que le PER permet de déduire des impôts les versements réalisés (peu importe l’âge de la personne), le budget 2026 prévoit de supprimer cet avantage fiscal pour ceux qui ont plus de 70 ans. Résultat ? 46% des souscripteurs assurent qu’ils arrêteront de l’alimenter s’ils ne disposent plus de cet avantage. Et pour ceux âgés de plus de 65 ans, le score monte à 83%.

L’assurance-vie et la bourse, grandes gagnantes ?

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que les Français boudent les livrets d’épargne, d’autres types de placements tirent leur épingle du jeu. L’assurance-vie, elle, est désignée meilleur placement pour 25% des personnes interrogées, soit un bond de 7% par rapport à l’année dernière. Surtout, il devance les livrets d’épargne de 4 points.

Autre solution qui séduit de plus en plus de Français : le placement en bourse. Vu comme le meilleur placement pour 8% des Français, son attractivité a doublé en moins de 2 ans (4% en avril 2024). Mais les risques de perte en capital demeurent et ce sont les gros épargnants qui se montrent les plus enclins à investir en bourse.

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