Malgré le trou dans les caisses de l’État, le prix du tabac ne devrait pas augmenter en 2025. C’est ce qu’a annoncé le ministre du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, jeudi 17 octobre. Comme le rapporte BFMTV, le ministre a confirmé devant les buralistes réunis en congrès que l'indexation serait «contenue» sur l’inflation. «Il n’y a pas, dans les projets de lois financières présentés par le gouvernement en cette fin d’année, de nouveau rehaussement de la trajectoire de hausse du tabac», a martelé le ministre .

Laurent Saint-Martin a également mis l’accent sur les «écarts trop importants avec nos voisins européens» qui «peuvent conduire à une fragilisation des débits, en particulier ceux installés dans les territoires frontaliers, et à la persistance d'un marché parallèle trop important». Afin d’harmoniser les tarifs et «rééquilibrer» les échanges transfrontaliers, le ministre a confié qu’il allait prendre «attache du Commissaire chargé de la fiscalité, à Bruxelles, afin d’avancer concrètement sur la fiscalité du tabac».

La lutte contre la fraude et les trafics renforcée

Par ailleurs, Laurent Saint-Martin a affiché une nouvelle priorité du gouvernement : la lutte contre les trafics illégaux et la fraude. Pour cela, l’opération Colbert III sera mise en place en 2025. La précédente opération menée dans quinze aéroports et sept zones frontalières avait mobilisé près de 11 000 agents, dont plus de 5 000 douaniers, et permis de réaliser «30 000 contrôles» et saisir «24 tonnes de tabacs». En outre, 52 commerces avaient fait l’objet d’une fermeture.

Enfin, malgré les nouvelles règles régissant les importations de cigarettes achetées dans l’UE et ramenées en France, elles «n'ont en rien affecté l'efficacité des contrôles opérés par la Douane», a assuré Laurent Saint-Martin, qui s’est dit favorable à l’extension du monopole des buralistes. Une réponse aux réclamations de la Confédération des buralistes qui souhaite un monopole sur la nicotine. En revanche, si aucune hausse de tabac n’est prévue, la vape pourrait être concernée. Un amendement au projet de budget prévoit de créer une fiscalité dédiée aux produits du vapotage. Il y aurait une accise à hauteur de 0,15 euro par millilitre de liquide instaurée.