
Faut-il installer des panneaux solaires dans votre résidence secondaire ? La question se pose si vous possédez de nombreux équipements qui fonctionnent à l’électricité, comme une voiture hybride ou électrique, ou encore si le bien est équipé d’une piscine ou d’une climatisation.
Avant de vous lancer, il faut évaluer si le logement est adapté aux panneaux solaires et notamment si votre ensoleillement est suffisant. Il est bien sûr plus élevé dans le sud de la France (35% à 50% supérieur à celui du nord). Les panneaux doivent également être orientés sud-est ou sud-ouest avec une inclinaison supérieure à 45 degrés. Tenez également compte de la présence d’ombre dans la journée, susceptible d’affecter la production d’énergie. Autant d'informations que vous pourrez obtenir en réalisant une étude d’ensoleillement dont le coût va de 400 à 1 000 euros, auprès d’un bureau d’études.
Un choix diversifié de panneaux solaires
Vient ensuite le prix des panneaux solaires. Pour une maison individuelle d’une centaine de mètres carrés, il est possible d’installer entre 7 à 14 modules photovoltaïques. De quoi couvrir entre 30% à 60% de la consommation en électricité nécessaire à une maison en journée, en fonction de la puissance des panneaux. Des solutions en kit, à poser soi-même, existent. Leurs prix vont de 6 000 à 15 000 euros les 7 panneaux d’une puissance pouvant aller de 3 à 9 kWc. Si vous passez par un professionnel, comptez entre 10 000 et 25 000 euros l’installation.
Pour que la pose de panneaux solaires soit rentable, le bien doit être occupé au minimum six mois dans l’année. «A privilégier si vous louez régulièrement en location saisonnière quand vous êtes absent ou si vous prévoyez d’occuper le logement plus longuement, à la retraite par exemple” indique Tom Guerrier, directeur marketing chez Dualsun, créateur de panneaux solaires.
Une installation rentable en moins de 10 ans

Une batterie virtuelle pour consommer à moindre frais
Pour rentabiliser la pose de panneaux photovoltaïques dans sa résidence secondaire, deux options s’offrent à vous : vendre le surplus d'électricité produite à EDF OA (obligation d’achat) ou le stocker dans une batterie. Mais le tarif de revente à l’opérateur historique est passé le 4 avril 2025 à 4 centimes d’euros le kWh, rendant l’opération beaucoup moins intéressante. Quant aux batteries physiques, elles ne sont pas vraiment adaptées aux résidences secondaires : «elles stockent l’énergie en journée pour la restituer le soir. Mais si vous n’êtes pas là, cela n’a aucun intérêt», prévient Audrey Zermati, directrice stratégie pour le groupe Effy, spécialisée dans les travaux de rénovation énergétique.
Restent les solutions de batteries virtuelles, proposées par des fournisseurs d’énergie comme Mylight150, Urban Solar Energy ou JPME. Ces entreprises comptabilisent le surplus d’électricité produite non consommée par les panneaux photovoltaïques «et avec notre abonnement MyBattery, nous vous revendons ce surplus à 9 centimes le kWh contre 20 centimes au tarif réglementé en vigueur, et cela sans aucune batterie à installer», explique Jean-Marc Bouwyn, directeur marketing mylight150. Une solution plus convaincante.
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