Une somme qui devrait en surpendre plus d’un. Comme le rapporte L’Informé, à la fin de son mandat, la nouvelle PDG de La Poste Marie-Ange Debon touchera une indemnité identique à celle attribuée par Keolis en 2020 dont elle était présidente, à savoir 450 000 euros et même 900 000 euros en cas de départ anticipé. «Le conseil d'administration du groupe La Poste a décidé de fixer la rémunération et les conditions de fin de mandat de sa Présidente Marie-Ange Debon à l'identique de celles qui lui ont été attribuées par le conseil de surveillance de Keolis en 2020, lorsqu'elle en a pris la présidence du directoire», a précisé La Poste à l’AFP.

Néanmoins, La Poste affirme «qu'il ne s'agit pas d'une indemnité spécifique mais d'une clause de non-concurrence d'une durée d’un an applicable à la fin du mandat de la présidente en 2030». Le groupe révèle par ailleurs «qu’en cas de rupture anticipée, l'indemnité correspond à un an de salaire». Ce dernier serait fixé «au maximum autorisé dans les entreprises détenues par l'Etat depuis un décret de 2012, soit 450 000 euros brut par an», soit la même rémunération que son prédécesseur Philippe Wahl, selon nos confrères.

Un parcours riche, de la Cour de comptes à Keolis

Agée de 60 ans, Marie-Ange Debon a donc succédé à Philippe Wahl à la présidence du conseil d'administration de La Poste. Cette diplômée d'HEC Paris et de l’ENA a commencé sa carrière en tant que magistrate à la Cour des comptes, avant de rejoindre le groupe France Télévisions entre 1994 et 1998. Elle a ensuite officié dans plusieurs entreprises privées comme Arkema ou Technip Energies.

Elle est devenue directrice générale adjointe du géant de l'environnement Suez en 2018, avant de devenir, deux ans plus tard, présidente du directoire de Keolis. Par ailleurs, en 2010, Marie-Ange Debon a même été promue au titre de chevalier de la Légion d’honneur. Elle a aussi reçu le grade d'officier de l'ordre national du Mérite en 2017.