
L'aube de la nouvelle année approche, et avec elle, l'heure de revoir sa stratégie patrimoniale : faut-il laisser le Livret A derrière soi ? Comment identifier les placements les plus porteurs ? Quelles stratégies privilégier pour optimiser sa fiscalité à long terme ? Pour vous accompagner dans ces grandes décisions de début d'année, nous avons recueilli en vidéo les analyses de trois spécialistes de l'épargne, qui partagent ici leurs projections et leurs recommandations pour 2026.
Dans ce deuxième volet, nous avons rencontré Maud Caillaux, fondatrice de Green-Got, une néo-banque lancée en 2020 et focalisée sur le financement de la transition écologique. Un angle d'attaque idéal pour parler investissement de long terme, performance de la finance durable, et éclairer les épargnants qui souhaiteraient donner plus de sens à leurs placements en 2026.
Le PER, placement star de 2026 ?
Pour Maud Caillaux, pas de doute, s'il y a bien un produit d'épargne qui fera parler de lui en 2026, c'est le plan d'épargne retraite (PER). Au-delà de son avantage fiscal, il répond selon elle aux deux grandes questions que se posent les Français : «est-ce que j'aurai une retraite et dans quel monde j'aurai cette retraite ?». Qui plus est, contrairement à l'idée reçue, il n'y a pas d'âge pour ouvrir un PER : «Il ne faut pas attendre d'avoir 60 ans, ou l'âge de la retraite, pour s'en occuper. Commencer tôt permet d'avoir le plus d'épargne possible quand vous partez à la retraite, grâce à l'outil magique des intérêts composés (le fait que les intérêts gagnés génèrent eux-mêmes des intérêts, NDLR) sur le long terme», rappelle l'experte.
Est-ce à dire qu'il faut abandonner les placements de court terme et sans risque, comme le Livret A ? Pour Maud Caillaux, ces produits bancaires ne doivent en effet servir qu’à votre épargne de précaution, mais pas davantage : «Les livrets, c'est fait pour quand sa machine à laver casse, pas pour préparer son avenir. Il faut avoir trois à six mois de salaire pour les urgences, mais pour son avenir financier, ce n'est pas l'outil qu'il faut. Il y a peu de rendement, un plafond… Il existe d'autres outils pour bénéficier d'un effet boule de neige sur le long terme.»
La finance verte n'a pas à rougir de ses performances
Outre le PER, on peut par exemple, en ce sens, penser à l'assurance vie. A condition, toutefois, de ne pas se limiter aux fonds en euros, les supports à capital garanti, qui, comme le Livret A, sont sans risque : «Les fonds euros sont un peu trop pépères pour préparer son avenir financier, il faut aller vers des choses un peu plus dynamiques et qui ont un peu plus d'impact sur le monde qui nous entoure et sur notre épargne», plaide la jeune entrepreneuse. Pour ce faire, la néo-banque privilégie les unités de compte (UC), mais seulement si elles ont un impact environnemental positif.
Et il ne s'agit pas de faire de la philanthropie ou de se donner bonne conscience. Selon Maud Caillaux, la finance verte n'a pas à rougir des performances qu'elle promet à votre épargne : «Investir aujourd'hui dans des entreprises engagées dans la transition énergétique, c'est financer les champions de demain.» L'experte étaye : «Cette année, le S&P clean energy performe de 50%, contre 15% contre S&P classique. Il y a bien selon nous une véritable opportunité de financer les entreprises qui, demain, auront les plus grosses parts de marché, et qui seront massivement sollicitées par les consommateurs et les États.»



















