Alors que la France étouffe sous des températures extrêmes, avec plusieurs départements en vigilance rouge ou orange, les conducteurs de bus, métros et trains ne sont pas épargnés, loin de là. Sur certaines lignes, l'absence de climatisation rend même les conditions de travail particulièrement pénibles. Pour y remédier, la RATP teste cet été des vestes rafraîchissantes, déjà adoptées dans le BTP ou l'industrie, qui utilisent l'humidité pour maintenir le corps au frais.

Olivier Dehaene, responsable terminus de la ligne 13, précise auprès de France Info que ces vestes complètent les mesures déjà en place : «On leur fournit des gourdes, des vestes rafraîchissantes et on fait l’entretien du matériel pour les rames équipées de ventilation. Donc on essaye de mettre tout en place pour leur confort». La RATP pourrait bien déployer ce dispositif à grande échelle dès l'été prochain si l'expérimentation s'avère concluante. Mais comment fonctionne ce fameux gilet ?

Jusqu'à 8°C de moins ressentis

Ce sont ceux qui l'utilisent qui en parlent le mieux, à l'image de Tewfik. Avant chaque prise de service, ce dernier immerge complètement sa veste noire et bleue sans manches. «Il faut vraiment que l'eau vienne partout», explique-t-il, avant d'essorer soigneusement le vêtement pour éviter d'humidifier son polo. L'eau reste stockée dans les tissus et s'évapore progressivement, créant un effet de fraîcheur sans mouiller celui qui porte la veste. «On voit l'eau, on se dit qu'on va être mouillé… Mais non, pas du tout. Franchement, on la met et on sent directement la fraîcheur qui commence à envahir le corps

Selon la RATP, l'équipement permet de percevoir 5 à 8°C de moins que la température ambiante, et ce pendant six à sept heures. Un atout précieux pour les conducteurs, confrontés à des rames qui peuvent être encore plus chaudes que l'extérieur. «Vraiment, il fait chaud dans le métro. Il faut rajouter quelques degrés par rapport à ce que l'on ressent sous le soleil», confirme Tewfik avant de repartir travailler. A la fraîche.