PME, grands groupes… tout le monde est concerné

La facturation électronique, ce n’est pas une option, c’est une obligation légale. Plusieurs fois repoussée, la réforme entrera en vigueur le 1er septembre prochain. Attention, il ne s’agit pas de remplacer la facture papier par un PDF envoyé par mail ! La loi impose que cette facture comporte le Siren du client – et pas seulement celui du fournisseur –, le type d’opération (vente, prestation de service), l’adresse de livraison si elle diffère de celle du client, ainsi que l’option pour le paiement de la TVA sur les débits, en plus des données habituelles (numéro unique, date d’émission, montants hors taxe et TTC…). Par ailleurs, seuls trois formats électroniques sont autorisés : deux totalement structurés (UBL et CII) et un semi-structuré (Factur-X) lisible comme un PDF. Autant de lignes de code organisées pour être traitées par des logiciels.

Producteur, commerçant, artisan, prestataire de services, indépendant : toute entreprise assujettie à la TVA, quel que soit son chiffre d’affaires ou sa forme juridique, doit pour cela se doter d’une plateforme agréée (PA), certifiée et auditée par l’Etat. C’est un passage obligé, mais pas d’inquiétude : la PA est souvent intégrée dans les outils actuels (logiciel de caisse, de comptabilité…).

Concrètement, c’est cette PA qui se charge de transmettre la facture lorsqu’elle est destinée à une autre société française, ou de fournir les données utiles à l’administration fiscale lors de ventes à des particuliers ou à d’autres entreprises européennes.

Car l’objectif de cette réforme n’est pas seulement la modernisation de l’économie, c’est aussi et surtout un moyen de lutter contre la fraude à la TVA. Là encore, pas de crainte : ces procédures seront traitées automatiquement par la PA à partir de la facture émise.

Dans quatre mois au plus tard, toutes les sociétés devront donc être en mesure de recevoir des factures électroniques, y compris les PME et les microentreprises. Pour ces dernières, l'obligation d'émission ne s'appliquera qu'à partir du 1er septembre 2027. Seules les grandes entreprises et celles de taille intermédiaire (ETI) – soit celles comptant plus de 250 salariés, réalisant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ou disposant d'un total de bilan supérieur à 43 millions d’euros, sont tenues d'émettre leurs factures sous format électronique dès la rentrée prochaine.

A terme, la déclaration de TVA sera préremplie, comme pour les revenus des particuliers.

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