Faut-il vraiment s'entendre avec tout le monde ? L'entreprise n'est ni le village des Schtroumpfs ni celui d'Astérix (quoique, le type des services généraux ressemble beaucoup au forgeron Cétautomatix). Mais on sait désormais – et ça nous est rabâché – que plus l'atmosphère est bonne, meilleurs sont les chiffres. Selon le baromètre Paris Workplace 2019, réalisé par l’Ifop pour SFL et intitulé «Et si on parlait ?», 7,6 salariés sur 10 jugent leur boîte plus performante quand l'ambiance y est «très bonne», contre 5,9 si l'atmosphère n'y est que «moyenne». Mais 59% des 1 619 personnes interrogées déclaraient dans le même temps se sentir «isolées», et pour 26% d'entre elles «stressées et moins efficaces».

Bien s'entendre serait donc tout bénef. Mais pas béatement, nuance la psychologue Isabelle Filliozat : «L'objectif est-il personnel ou opérationnel ? Dans le premier cas, si notre état d'esprit du jour, c'est de gagner en indépendance, on cherchera plutôt à s'affranchir du regard et du jugement des autres, à s'éloigner plutôt que de céder à la fausse diplomatie. Si on est, au contraire, en quête d'apprentissage, on aura besoin des autres. Et si c'est pour de l'opérationnel, pour un projet donné, alors oui, coopérer sans nuage est nécessaire.»

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