Les parents d’un enfant malade, en situation de handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité seront bientôt mieux protégés au travail. Mercredi 12 juillet, le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi sur le sujet, portée par le député du Nord Paul Christophe (Horizons). Pour faciliter le quotidien de ces familles, le texte prévoit une série de mesures visant à mieux cadrer le droit du travail et à alléger les démarches administratives des parents s’occupant d’un enfant atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident grave.

“Un grand nombre de parents sont contraints de réduire leur temps de travail ou d'interrompre leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant. D’autres continuent de travailler, souvent par nécessité de garantir un revenu à leur famille”, a décrit Paul Christophe, lors de l’examen du texte à l’Assemblée nationale, en mars dernier. Or “ceux qui poursuivent leur activité professionnelle sont souvent confrontés à l’incompréhension de leur employeur, notamment quand ils expriment des besoins d’adaptation de leur activité professionnelle à leur situation familiale”, a ajouté le député du Nord.

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Une incompréhension qui peut déclencher “des tensions”, “voire une rupture du contrat de travail”. “De telles difficultés pour les parents d’enfants malades, handicapés ou victimes d’accident grave sont insupportables et sources de discrimination”, a souligné l’élu Horizons.

Le licenciement d’un salarié en congé de présence parentale interdit, sauf exceptions

Le premier article de la proposition de loi instaure d’abord une protection contre le licenciement et les mutations dans le code du travail, sur le modèle du dispositif existant pour le congé maternité, paternité, ou à la suite du décès d’un enfant.

Le texte interdit aux employeurs de rompre le contrat de travail d’un salarié pendant un congé de présence parentale (CPP), qui permet justement à un actif de suspendre son activité pour s’occuper de son enfant atteint d’une maladie, d’un handicap, ou victime d’un accident. Le licenciement sera tout de même possible si l’employeur “justifie d’une faute grave de l’intéressé ou de son impossibilité de maintenir ce contrat pour un motif étranger à l’état de santé de l’enfant de l’intéressé”. Cette protection s’appliquerait aussi lors de la période d’essai.

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