Le destin d’Anne* était pourtant tout tracé. Fille d’un médecin-pompier et d’une infirmière anesthésiste, elle a, sans surprise, entrepris des études de médecine. “Le rythme était soutenu mais la passion faisait qu’on acceptait des choses inacceptables, comme enchaîner les gardes sans récupération”, se souvient cette cheffe de service en addictologie d’un hôpital psychiatrique situé dans l’ouest de la France. Si la passion pour le soin passait avant tout - y compris son mari et ses trois enfants -, elle n’a, au fil du temps, pas été suffisante. Voilà maintenant huit mois que cette praticienne hospitalière de 48 ans est en arrêt de travail pour burn-out.

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