De premières pistes d’évolution des règles d’indemnisation chômage sont sur la table. Lors des quatre premières séances de négociation de la future convention d’assurance chômage - la dernière en date a eu lieu ce mercredi 4 octobre -, les organisations syndicales et patronales ont commencé à étudier certains paramètres d’une éventuelle nouvelle réforme. Car pour rappel, la loi du 21 décembre 2022 portant mesures d’urgences en vue du plein emploi a exceptionnellement permis au gouvernement de décider des règles d’indemnisation chômage. Et ce, jusqu’au 31 décembre 2023. A compter du 1er janvier 2024, les partenaires sociaux sont censés reprendre la main, à condition de s’accorder sur une nouvelle convention d’assurance chômage. Cette dernière fait donc actuellement l’objet de négociations entre les organisations syndicales et patronales.

Négociations que le gouvernement a encadrées, dans un document envoyé le 1er août dernier aux partenaires sociaux. Ceux-ci ont jusqu’au 15 novembre 2023 pour trouver un accord sur les nouvelles règles d’indemnisation chômage et travaillent dans un cadre très contraint. Ils ne doivent notamment pas revenir sur la modulation des règles d’indemnisation en fonction de la situation du marché du travail, mise en place depuis le 1er février dernier. Surtout, les organisations syndicales et patronales ne doivent pas, si elles décident de nouvelles règles, dégrader les finances de l’Unédic, dans le but de permettre à l’Etat de ponctionner plusieurs milliards d’euros (deux milliards dès 2023, entre 2,5 et 2,7 milliards l’an prochain et jusqu’à 4 milliards en 2026) dans les recettes de l’organisme en charge de la gestion de l’assurance chômage.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement