Le monde du travail évolue, et avec lui, les attentes des salariés. Télétravail, équilibre vie pro/perso, bien-être au travail… Dans certains secteurs, les employés n’hésitent plus à faire entendre leur voix. Une enquête YouGov pour Le HuffPost révélait ainsi qu’un salarié sur deux pourrait quitter son poste si le télétravail lui était refusé. Résultat : une nouvelle tendance inquiète les entreprises, rapporte Presse-Citron.

On l’appelle le revenge quitting, ou «démission par vengeance». L’idée ? Quitter son emploi en exprimant ouvertement son mécontentement, plutôt qu’en partant discrètement. Selon un psychologue d’entreprise interrogé par Business Insider, ce phénomène prend de l’ampleur dans un marché de l’emploi en mutation. Des salariés frustrés n’hésitent plus à partir bruyamment, dénonçant parfois un management toxique ou des conditions de travail pesantes.

«Si les gens se sentent piégés, la frustration s’accumule»

Ce mouvement se renforce alors que les charges de travail augmentent et que certaines entreprises imposent un retour au bureau mal accepté. Une étude de Businessolver indique d’ailleurs que 42% des employés et 52% des PDG aux Etats-Unis déclarent évoluer dans un environnement de travail toxique.

«Si les gens se sentent piégés, la frustration s’accumule», explique l’économiste Daniel Zhao à Glassdoor. Même avec une reprise du marché de l’emploi, ces démissions revanchardes pourraient surprendre bien des employeurs. Pour l’instant, la tendance reste discrète en France, mais pourrait s’amplifier en 2025, notamment dans certains secteurs.