La démarche le surprend. «Je ne me préoccupe jamais vraiment de ces questions matérielles», nous confie Philippe* en cherchant son décompte de versement. Sans tabou, ce prêtre catholique de 41 ans dans une paroisse parisienne accepte de se prêter au jeu et de nous «ouvrir son portefeuille», tout en rappelant qu’«on ne fait vraiment pas ce métier pour l’argent». Il est vrai que la prêtrise n’est pas un métier comme les autres. C’est avant tout une vocation. On ne parle d’ailleurs pas de «salaire» mais de «traitement» pour qualifier les revenus d’un prêtre puisqu’il n’a pas de contrat de travail. Il n’a pas vraiment d’horaire non plus. Quand il rentre chez lui le soir, il est toujours prêtre. En vacances, pareil. Son job consiste à prier, à célébrer la messe, à administrer les sacrements (baptême, mariage, onction des malades, confession…), à accompagner les personnes au quotidien et dans les événements de leur vie (enterrement…), et à s’occuper de la vie paroissiale. Puisque le dimanche est le jour «charrette» de la semaine, Philippe, comme tous les prêtres, se repose plutôt le lundi.

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