
Une personne morte ne s'est jamais aussi bien portée. Si l’histoire de Denise n’était pas si dramatique, elle prêterait presque à sourire. Et pour cause, la femme de 78 ans est déclarée morte par l’administration. Une petite erreur aux lourdes conséquences puisque la retraitée ne peut plus, depuis trois mois, toucher sa pension, rapporte Le Parisien, le 5 juin 2025. Pire encore, elle ne peut plus avoir accès à ses comptes et à ses moyens de paiement. Elle raconte comment tout a commencé dans les colonnes du quotidien francilien. «Je suis allée à la banque en février ouvrir un livret A. Mon mari est décédé il y a un an, mais ils ne l’avaient pas détaché de mon compte alors qu’on avait bien fait toutes les démarches, tout comme le notaire», se remémore-t-elle. Dès lors, on lui fait savoir que son compte allait être bloqué le temps de quelques jours.
Résultat : la courte période s’est transformée en éternité. Une incongruité qui désole son fils Paul. «Sa carte bancaire était bloquée, tout comme son compte sur lequel elle ne pouvait pas retirer d’argent, même au guichet», explique-t-il. Un handicap inquiétant que l’homme a dû traiter. Et pour cause, les factures n’étaient plus payées, il a fallu donc fallu l'aider. Denise a également dû faire appel à des amis pour pouvoir s’alimenter, faute de moyens de paiement.
Un certificat de vie nécessaire
Finalement, après avoir bataillé avec sa banque, Denise parvient à faire réactiver ses comptes et sa carte bancaire. Mais le mal est fait. Au mois de mars, alors que la pension avait été versée sur le compte, il a été refusé par la banque au motif que Denise était morte. Le rétablissement du compte n’a rien changé : pour la caisse de retraite, la femme de 78 ans est décédée.
Commence alors un combat de plusieurs semaines. Après avoir entamé des démarches, Denise commence. La caisse de retraite explique que lorsqu’il y a suspicion de décès, les versements sont suspendus. Il est alors demandé aux victimes de l’erreur administrative de recontacter leur caisse et de faire la lumière sur leur situation. Pour ce faire, elle a dû transmettre, dans un premier temps, un extrait d’acte de naissance, puis un certificat de vie. Mais après quelques jours à attendre, elle n’a toujours rien vu venir. Sa belle-fille décide donc de contacter la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Réponse de la CNAV : le dossier a été perdu. Rebelote, il faut tout recommencer. Finalement, tout semble rentrer dans l’ordre pour la malheureuse. Elle devrait très prochainement toucher à nouveau sa pension de retraite.
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