Capital : Vous estimez que la réforme des retraites ne s’attaque pas aux vrais problèmes des régimes spéciaux. Qu’entendez-vous par là ?

Nicolas Marques : On supprime une partie des régimes spéciaux comme la RATP ou les industries électriques et gazières, mais on oublie l’essentiel. Les régimes spéciaux dont on parle à ce stade représentent 310.000 cotisants, si l’on prend en compte celui de la SNCF qui est déjà fermé. Par un glissement sémantique, le gouvernement laisse croire qu’il ferme tous les régimes spéciaux alors que ce n’est pas vrai. Le vrai grand régime spécial de retraite est celui des fonctionnaires de l’État, qui compte 1,7 million de cotisants. C’est un régime spécial car l’État fait une promesse spécifique de versement de pensions. Et il est profondément déséquilibré car il compte 0,9 cotisant pour un retraité. C’est l’un des régimes les plus dégradés et il va rester ouvert.

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Capital : Mais ce régime est présenté comme équilibré, notamment dans le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites (Cor)…

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