
Toucher 500 euros net suite à vos placements, chaque mois, sur votre compte bancaire pendant la retraite, c'est 6 000 euros par an qui tombent sans effort, à un moment où vos rentrées d'argent auront baissé.
Pour y arriver sans toucher à votre capital, il faut chercher une certaine sécurité. Avec un rendement réaliste - 4 à 5% net - cela demande un capital de 120 000 à 150 000 euros selon votre tolérance au risque et votre fiscalité. La bonne nouvelle, c'est que vous pouvez y arriver avec des placements accessibles. L'astuce : diversifier entre bourse et immobilier…
Bien évidemment, avant de vous lancer dans ce genre de placements, assurez-vous d’avoir déjà votre matelas de sécurité (3 à 6 mois de dépenses sur le Livret A ou mieux, le LEP). C’est le reste qui va travailler pour vous. Voyons tout de suite comment.
Les SCPI, pour des loyers qui tombent tous les trimestres
Vous avez déjà entendu parler des SCPI, ces sociétés qui achètent des immeubles de bureaux, de commerces ou de santé avec l’argent des investisseurs comme vous, puis leur reversent une part des loyers tous les trimestres ? Les SCPI sont le premier placement à envisager pour une rente régulière. Mais il y a deux moyens d’en souscrire : en direct, ou via une assurance vie.
Les SCPI en direct offrent plus de choix et des rendements supérieurs qu’en assurance-vie. Prenez Iroko Zen : 7,14% en 2025, sans frais d'entrée, avec un parc diversifié en Europe sur commerces et bureaux. Cœur de l’Europe a atteint 6,25 %, sans compter une belle revalorisation des parts. Sofidynamic, elle, a réalisé un rendement en 2025 de 9,04% ; la SCPI Comète 9%. Mais on a aussi des SCPI aux rendements bien plus faibles, il faut donc bien choisir.
En direct, les loyers sont versés intégralement chaque trimestre, sauf reports exceptionnels en crise immobilière, et ne subissent pas les frais de gestion existant en assurance vie.
Avec 60 000 euros placés en SCPI en direct, vous pouvez espérer 3 600 brut par an si le rendement moyen est de 6%, ce qui était faisable en 2025. Après fiscalité sur les revenus fonciers (prélèvement forfaitaire unique à 30% – ou prélèvements sociaux à 17,2% et barème progressif si cela vous avantage), cela laisse environ 2 520 euros net.
Les SCPI via l’assurance vie sont allégées en frais, car les assureurs les négocient. Il y a donc moins de frais d’entrée, et pas de délai de jouissance : en direct, vous devez attendre généralement 3 à 6 mois avant de toucher vos premiers loyers, ce n’est pas le cas en assurance vie. De plus, la liquidité est assurée : vous pouvez les revendre à tout moment, ce qui dépend de la demande si vous voulez les vendre en direct. Évidemment, loger ses SCPI dans une assurance vie permet surtout de profiter de l’avantage fiscal : pas d’impôt sur le revenu sur 4 600 euros de gains retirés par an, 7,5% au-delà. Vous aurez aussi des avantages à la succession – car c’est le but originel de l’assurance-vie.
Si vous versez 30 000 euros sur un portefeuille de SCPI en assurance vie et que vous touchez en moyenne 5% brut, cela fait 1 500 euros. Et après 17,2% de prélèvements sociaux : 1 242 euros net environ.
Vous avez la théorie, maintenant la pratique : comment choisir entre toutes ces SCPI ? Ne regardez pas seulement le rendement de l'année : regardez le taux de distribution sur 3 à 5 ans, vérifiez le taux d’occupation (il vaut mieux qu’il soit supérieur à 95%) ainsi que la diversification géographique et sectorielle. Enfin, évitez les SCPI trop jeunes sans historique solide.
Miser sur les actions à dividendes dans le PEA
Lorsqu’on investit en bourse sur le long terme, on conseille souvent les ETF. Mais pour se dégager un revenu régulier avec la bourse, la stratégie sera toute autre ! Pour vous assurer une entrée d’argent régulière indépendamment des hauts et des bas des marchés boursiers, vous pouvez miser sur les dividendes. Pour cela, il faudra vous constituer un portefeuille de valeurs solides – appelées les aristocrates du dividende. Ces sociétés versent un coupon (dividende) croissant depuis au moins 10 ans et résistent généralement mieux aux crises que les indices larges.
Vous pouvez investir via un PEA (Plan Epargne en Actions) qui offre des avantages fiscaux. Parmi les actions à dividendes éligibles au PEA, quelques grandes valeurs sont bien connues : TotalEnergies sort du lot avec 5 à 6% de versement ces 5 dernières années, et un dividende haussier depuis 25 ans. Sanofi propose, elle, un rendement d’environ 5%. FDJ, qui connaît une croissance rapide du dividende depuis son introduction en bourse, a dépassé les 6% l’année dernière, et Rubis les 7%. Les chaînes de télévision comme M6 et TF1 ont également un haut dividende, autour de 8%, mais leur cours est plus volatil. C’est pourquoi il faut bien analyser les valeurs avant d’investir. De plus, même si les valeurs citées sont connues pour être solides, les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
C’est pourquoi nous allons prendre un rendement moyen de 5% brut sur 60 000 euros placés sur un PEA : cela fait 3 000 euros de dividendes par an. Après 5 ans de détention, il n’y a plus d’impôt sur le revenu, juste 18,6% de prélèvements sociaux : on a 2 442 euros net.
Les rendements présentés sont des estimations, mais avec le portefeuille de 150 000 euros investis au total que nous venons de voir, on atteint les rendements suivants :
- 2 520 euros en SCPI en direct pour 60 000 euros investis
- 1 242 euros en SCPI en assurance-vie pour 30 000 euros investis
- 2 442 euros en actions à dividendes pour 60 000 euros investis
Cela fait au total 6 204 euros annuels, soit 517 euros mensuels grâce à un rendement de 4,13%.
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