Il va encore falloir attendre quelques mois pour savoir ce qu’il va advenir des zoznes à faibles émissions (ZFE). Celles-ci sont interdites aux véhicules les plus anciens et polluants et existent déjà dans certaines villes. Mais, comme le rapporte BFMTV, le vote du projet de loi sur la simplification de la vie économique, qui déterminera le sort des ZFE, a été repoussé. Il devait avoir lieu mardi 27 janvier à l’Assemblée nationale et jeudi 29 janvier au Sénat. Il est finalement décalé à après les élections municipales, les 15 et 22 mars. Une réunion est prévue la semaine prochaine pour «définir l’agenda parlementaire», indique Matignon.

Le sort des ZFE a été voté en commission mixte paritaire mardi 20 janvier. Députés et sénateurs se sont accordés pour intégrer leur suppression au projet de loi de simplification de la vie économique. Il reste encore le vote de l’Assemblée et du Sénat à attendre pour savoir si elles vont bien être supprimées ou non. Si cela était effectivement le cas, elles seraient également supprimées des villes où elles existent déjà, comme Paris, Lyon et Grenoble.

Une décision qui inquiète l’association Respire

L’association 40 millions d’automobilistes s’est réjouie de la décision prise en commission mixte paritaire. «Le parc n’a pas cessé de vieillir, on a des Français qui n’ont pas les moyens de changer leur voiture», expliquait alors Pierre Chasseray, porte-parole de l’association. Mais du côté de Respire, on considère que c’est un vote «très dangereux pour la santé des Français». Le directeur de l’association, Tony Renucci, pense que «ce qui l’ont (voté) ne mesurent pas à quel point l’urgence sanitaire est là. Même si la qualité de l’air s’améliore et progresse, elle reste quand même mauvaise».