
Depuis plusieurs années, la 8K est présentée comme la prochaine révolution de nos salons. Pourtant, cette technologie a peiné à convaincre, la faute à des tarifs prohibitifs et, surtout, à un manque criant de contenus natifs. Le marché est aujourd'hui dominé par d'excellents téléviseurs 4K, notamment les modèles OLED et QD-OLED qui excellent en matière de contraste et de richesse des couleurs.
Samsung tente néanmoins de relancer la partie avec une nouvelle stratégie. Plutôt que de miser uniquement sur le nombre de pixels, le constructeur coréen enveloppe sa technologie 8K dans un écrin complet : un rétroéclairage Mini-Led pour une luminosité extrême, un filtre antireflet parmi les plus performants du marché et une dose d'intelligence artificielle censée améliorer l'expérience. Le tout à un tarif qui se rapproche dangereusement de celui des modèles 4K premium. Voyons donc si ce TV QN900F parvient à faire la différence, ou non.
Notre avis sur le Samsung QN900F
Le Samsung QN900F impressionne par deux aspects clés qui, eux, font une véritable différence au quotidien. Le premier est sa luminosité très élevée, grâce à la technologie Mini-Led. Selon nos tests, le pic lumineux atteint 1690 cd/m² en mode cinéma, ce qui sublime les contenus HDR avec un réalisme et un impact saisissants. Le second atout majeur est son filtre antireflet, qui absorbe la quasi-totalité des lumières parasites. Cela rend le téléviseur extrêmement confortable à utiliser, y compris dans une pièce baignée de lumière. La question de la 8K est plus complexe. Si le processeur de mise à l'échelle fait un excellent travail sur les sources 4K de bonne qualité, le gain en détail n'est réellement visible que sur les très grandes diagonales (75 pouces et plus) ou à une distance de visionnage très rapprochée. Sur la version 65 pouces, la différence avec une excellente dalle 4K reste subtile.
Par ailleurs, l’appareil n’est pas exempt des défauts inhérents à la technologie LCD. Malgré un grand nombre de zones de rétroéclairage, un léger effet de "blooming" (halo lumineux autour des objets clairs sur fond sombre) reste perceptible. Sur ce point, la technologie OLED conserve une nette supériorité. De même, si les couleurs sont fidèles, la couverture de l’espace colorimétrique DCI-P3 (90 %) est un cran en dessous des meilleurs modèles QD-OLED du constructeur. L'absence persistante du support Dolby Vision pourra également décevoir les cinéphiles. Côté audio, le système intégré de 70 W est correct pour un usage courant, mais il manque de profondeur dans les graves. L'ajout d'une barre de son ne sera donc potentiellement pas de trop si vous voulez maximiser l'expérience sonore.
Au-delà de la qualité d’image, le QN900F se distingue par son écosystème logiciel. L'interface Tizen, entièrement revue, est un modèle de fluidité et d'ergonomie. Son catalogue d’applications est, par ailleurs, très complet. Les fonctions basées sur l’IA sont, elles, un pari sur l’avenir. Si le traducteur de sous-titres en temps réel peut s'avérer utile dans des situations précises, d'autres fonctionnalités ressemblent davantage à des gadgets. Finalement, ce téléviseur fait la différence davantage par sa luminosité spectaculaire et son traitement antireflet que par sa définition 8K. Son intérêt reste encore limité aux très grandes tailles d'écran et à un contenu qui se fait toujours attendre.
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