
La consommation de carburants chute de plus belle en mai, en France, et prolonge donc la tendance observée au mois d’avril, d'après BFM. La raison : les prix à la pompe dépassent toujours les 2 euros le litre. En tout, c’est une diminution de 14 % de la consommation, observée du 1er au 20 mai par rapport à la même période l’année dernière, selon le ministre de l’Économie Roland Lescure sur Sud Radio. La raison : le blocage du détroit d’Ormuz dans le contexte du conflit au Moyen-Orient a provoqué une vive inflation du prix des carburants depuis fin février.
Pour le ministre, cette baisse de consommation peut être l’effet de solutions alternatives trouvées par les Français comme le covoiturage ou encore l’utilisation accrue du télétravail. En avril 2026, la consommation de carburants en France avait déjà baissé de 11 %.
Des aides ciblées plutôt qu’une baisse des taxes
Jeudi 21 mai, le prix du litre de gazole était à 2,152 euros, contre 2,057 euros pour le SP95-E10. Le même jour, le ministre des Comptes publics David Amiel avait annoncé que les recettes fiscales liées aux carburants ne représentent entre le 1er mars et le 20 mai que 10 millions d’euros de recettes supplémentaires.
Dans la soirée de jeudi, pour accentuer l’accompagnement des consommateurs face à la hausse continue des prix des carburants, le Premier ministre a annoncé un nouveau paquet de mesures de «soutien à l’activité», sous la forme d’aides ciblées encore une fois, pour les secteurs les plus touchés. Les aides propres à certains secteurs comme l’agriculture, les transports, la pêche ou le BTP seront prolongées jusqu’à l’été. Quant à la prime carburant employeur, les entreprises sont invitées à verser une prime augmentée à leurs salariés. Pour les emplois les plus vulnérables, comme les aides à domicile, les indemnités kilométriques seront aussi revalorisées. Enfin, l’aide aux grands rouleurs sera doublée à 100 euros. En revanche, le ministre de l’Économie a tenu à réaffirmer sa position contre une baisse des taxes sur les carburants.











