
Jeudi 7 mai, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a demandé dans une circulaire adressée aux administrations de l’État d’adapter le travail des agents publics, afin de faire face à la hausse du coût des carburants, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, selon franceinfo. Désormais, le prix de l’essence dépasse les 2 euros le litre en moyenne. Le ministre demande donc aux administrations publiques d’étudier les «possibilités d’augmentation individualisées du recours au télétravail». Une manière de parer à la baisse du pouvoir d’achat des Français.
Dans cette circulaire, le ministère encourage notamment les agents publics habitant loin de leur bureau et qui n’ont pas la possibilité de s’y rendre en transport public à élargir le télétravail à trois jours par semaine. La durée est aujourd’hui le maximum légal en France pour un agent qui travaille à temps plein. Quand cela n’est pas possible, le ministère rappelle l’existence de l’indemnité carburants de 50 euros pour les travailleurs modestes grands rouleurs. Le ministère appelle également à limiter les déplacements professionnels évitables. Par défaut, les réunions, formations et séminaires devront donc se dérouler en visioconférence. Les déplacements devront se limiter aux missions qui ne peuvent pas être assurées à distance.
Privilégier les déplacements économes en carburant
Lorsqu’une réunion ou un déplacement de manière générale ne peut pas être annulé, le ministère invite ses agents publics à adopter l’organisation la plus économe en carburant, comme les transports collectifs, les véhicules électriques ou encore le regroupement des rendez-vous sur un même trajet.
Du côté des syndicats, les annonces du ministère ne sont pas convaincantes. Pour la CGT, le recours accru au télétravail n’est pas une réponse suffisante face à la hausse du coût de la vie. Pour l’organisation syndicale, une revalorisation salariale est nécessaire. À Marseille, la FSU rappelle que de nombreux agents ne peuvent pas télétravailler, notamment les personnels des écoles, des crèches, de l’animation ou encore du nettoiement.



















