
Pour les ménages se chauffant au gaz, les prochaines semaines risquent d’être compliquées côté budget. D’après le directeur de la fondation Hexagone, François Pierrard, interrogé par CNews, le prix du gaz français pourrait être lourdement affecté dans les prochaines semaines par le contexte international, notamment la guerre au Moyen-Orient et le détroit d’Ormuz. Pourtant, le gaz français domestique se situe déjà en quatrième place des gaz les plus chers dans l’Union européenne.
Mais cette position n’est pas due à la fiscalité sur le gaz, elle est due avant tout aux coûts des réseaux et à des politiques nationales. D’abord, le certificat d’économie d’énergie, dispositif mis en place par le gouvernement Villepin, a ensuite vu son poids budgétaire multiplié par trois depuis 2019 selon le directeur d’Hexagone.
Un système inflationniste
L’autre raison qui amène à penser que la France va subir une forte hausse des budgets des ménages, c’est le réseau de distribution du gaz. La France possède en effet 200 000 km de canalisations pour l’amener. Mais sous l’effet de politiques, ou sous l’effet de changements d’habitudes de consommation, la consommation de gaz peut diminuer. C’est à ce moment qu’advient le problème, puisque les prix sont alors répartis sur des volumes plus faibles et le prix du gaz au kW/h augmente.
Autant de facteurs qui créent un contexte de consommation désavantageux pour les consommateurs. «Tous les ingrédients sont réunis pour avoir un impact assez significatif sur le pouvoir d’achat des ménages» explique François Pierrard.

















