Thierry Cotillard se prépare à un combat. Actuellement, en pleine négociation avec les industriels sur les prix des produits, le patron du groupement Les Mousquetaires a de nouveau dénoncé le comportement de certains d’entre eux qui exigent des hausses injustifiées. Sur l’antenne de RTL, lundi 13 janvier, le dirigeant de la grande distribution a ainsi pointé du doigt une célèbre marque de biscuits. «Moi, j’adore le chocolat, les biscuits, j'adore Pépito, et j'ai envie de vous dire, 'aïe Pépito', parce qu'aujourd'hui la hausse est de 18% sur ces biscuits, quand le concurrent est à 9%. Donc moi je veux bien tout, mais à un moment, on sait que ça va profiter à l'actionnaire», a-t-il déclaré en déplorant «un flou artistique».

«On va mener un combat dans les semaines qui viennent», a indiqué Thierry Cotillard. Avant de poursuivre : «C’est pas comme si on n’avait pas pris de la hausse pendant 2 ans, c’est-à-dire qu’on sort d’une hyper inflation à 20%. Donc, on pense que ce n’est pas acceptable pour nos consommateurs. C’est surtout irresponsable de leur part (…) Ça va servir l’actionnaire de ces grands groupes et on n’est pas d’accord.»

La marque distributeur comme alternative

Risque-t-on de voir disparaître les fameux biscuits Pépito de la marque LU des rayons des supermarchés du groupe Les Mousquetaires (Intermarché, Netto…) ? Le patron répond tout de go : «Si à un moment ces industriels ne jouent pas le jeu et vont trop loin en tarifs, il y aura bien sûr des assortiments qui vont être réduits parce que je trouve que là, on va trop loin.» «Quand ça devient inabordable, le Français a compris que la marque distributeur pouvait être une alternative», a-t-il encore souligné.

Thierry Cotillard a également donné l’exemple de la nourriture pour chiens, produits pour lesquels «les matières premières sont en baisse de 4 %» alors que les tarifs sont en hausse de 4%. «Donc, ça ne va pas. Et là, si on ne fait rien, les Français vont prendre 7 à 8% d'inflation sur ces grandes marques. Donc, notre combat, c'est bien évidemment de faire réduire ces tarifs pour aller sur ce qui est la logique économique, c'est-à-dire une baisse des prix en 2025», a-t-il soutenu.