
En France, de plus en plus de patrons de très petites entreprises (TPE) peinent à se verser un salaire décent. D’après la dernière enquête du Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI), relayée par TF1, un dirigeant de TPE sur deux perçoit une rémunération inférieure au Smic… tout en travaillant en moyenne 50 heures par semaine. Un constat alarmant qui pèse lourdement sur le moral des petits patrons : 92% d’entre eux déclarent ne pas aller bien, selon le SDI. Plus inquiétant encore, 16% envisagent de cesser leur activité d’ici à la fin de l’année.
La vague de décrochage est déjà bien amorcée : 60 852 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2024, dont 75% étaient à la tête de TPE — soit près de 45 000 artisans, commerçants ou indépendants (coiffeurs, boulangers, plombiers, électriciens, etc.). Sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, jeudi 9 octobre, l’avocat et chroniqueur Charles Consigny a réagi à ces chiffres en pointant directement le poids des charges sociales. «Le sujet, c'est les charges, le poids de la fiscalité. Ce n'est pas un système qui est tenable une seconde. Il faut réformer les secteurs que l'Urssaf finance», a-t-il soutenu.
«Réformer très durement l’assurance chômage»
«A quoi sert l’Urssaf ? Qu’est-ce que l’on paie avec l’Urssaf ? On paie les retraites, la Sécurité sociale et le chômage», a-t-il poursuivi. Selon lui, «il faut reporter l’âge de départ en retraite ; augmenter le temps de travail hebdomadaire pour tout le monde parce que ça fera plus de cotisations, passer des 37 heures effectives actuelles à 40 heures ; rationaliser et drastiquement les dépenses de santé (…) et réformer très durement l’assurance chômage parce que je pense qu’il y a énormément d’abus». «Si vous faites ça, vous allégerez un peu le fardeau qui pèse sur les épaules des entrepreneurs et vous leur rendrait le fruit de leur travail», a-t-il conclu.


















