Certains fournisseurs d’énergie continuent de cumuler les litiges avec leurs clients. Dans son dernier rapport annuel, le médiateur national de l’énergie dresse un état des lieux contrasté du secteur, entre opérateurs particulièrement critiqués et amélioration globale des pratiques. La palme du plus mauvais élève revient à JPME («Je produis mon électricité»). Le fournisseur concentre à lui seul près de 80% des litiges liés au photovoltaïque enregistrés l’an dernier, rapporte RMC ce vendredi 5 juin.

L’entreprise promettait à ses clients de racheter leur surplus d’électricité à un tarif attractif. Dans les faits, de nombreux particuliers affirment ne pas avoir été payés comme prévu. Face à ces dysfonctionnements, le ministère de l’Economie lui a retiré son agrément en début d’année. Concrètement, JPME n’a donc plus le droit d’exercer l’activité d’achat d’électricité pour revente aux clients. Les particuliers concernés ont depuis été automatiquement basculés vers EDF ou vers des distributeurs locaux.

Primagaz de nouveau épinglé

Autre acteur pointé du doigt : Primagaz. Le fournisseur de GPL est épinglé pour la deuxième année consécutive. Les chiffres du médiateur montrent une forte hausse des litiges : 53 saisines en 2023 contre 483 en 2025. Le gestionnaire du réseau Enedis échappe, quant à lui, cette année au carton rouge, mais reste sous surveillance. Les saisines le concernant ont augmenté de 17% en 2025, notamment à cause de problèmes de raccordement, de délais trop longs ou encore de microcoupures.

Certaines zones sont particulièrement touchées, comme l’ouest de l’Ile-de-France ouest ou la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le médiateur pointe également des retards importants dans le traitement des dossiers, certains litiges ayant mis jusqu’à trois ans à être traités. Les cas de fraudes liées aux compteurs Linky ont aussi contribué à cette hausse.

Malgré ces difficultés persistantes, le rapport souligne une tendance globale positive. Le médiateur de l’énergie a enregistré une baisse de 10% des saisines sur l’ensemble du secteur en 2025. Au total, ses recommandations ont permis de verser plus de 10,5 millions d’euros de dédommagements et de remboursements aux consommateurs par les opérateurs l’an dernier