
Sébastien Lecornu tente d’apaiser la colère des entreprises françaises. Après sa prise de parole sur le perron de Matignon, c’est le ministre de l’Économie et des Finances qui a annoncé comment seraient financées les dépenses allant dans le sens du PS. On sait désormais que la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue dans le budget, au niveau de 2025. Le budget initial prévoyait pourtant sa baisse. Le Premier ministre a donc adressé un courrier aux chefs d’entreprises, comme le révèlent Les Échos.
«Votre première attente était la visibilité. […] Ce message a été entendu», commence Sébastien Lecornu. «L’impératif fondamental est de réduire le déficit à 5 % du PIB, sans casser la cohésion sociale, ni la croissance», poursuit-il. «2026 sera une année de stabilité pour les entreprises françaises, avec une attention toute particulière portée aux PME, ainsi qu'aux entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui constituent l'ossature productive du pays». Les ETI ont effectivement été retirées de la liste des entreprises sur lesquelles pèse cette surtaxe.
Sébastien Lecornu promet de «poursuivre la baisse de la CVAE», mais plus tard
Il assure ensuite vouloir donner «un sens clair et une portée nationale» à la surtaxe des très grandes entreprises. Celle-ci «contribuera directement au financement de l'accélération de notre trajectoire de défense. C'est une expression concrète de leur patriotisme économique, et nous les en remercions.» Le gouvernement veut aussi renforcer «des mesures de lutte contre la fraude fiscale» et maintenir le pacte Dutreil «en empêchant qu’y soient logés des biens sommaires qui n’ont rien à y faire».
Enfin, le Premier ministre explique avoir «priorisé» la préservation du coût du travail «au détriment, malheureusement, de la baisse de la CVAE qui figurait dans le texte initial». Il se dit néamoins «persuadé qu'il faudra demain poursuivre la baisse de la CVAE».


















