
Le futur RER B, destiné à remplacer les rames actuelles de la ligne de voyageurs la plus fréquentée d’Europe après le RER A, entre en phase de tests. C’est sur le site d’Alstom à Crespin, dans le Nord, que le premier prototype a effectué jeudi 7 mai ses premiers essais, symboliques mais très attendus, en vue d’une mise en service prévue à partir de fin 2028, rapporte franceinfo. Baptisé MI 20, ce nouveau train marque une rupture avec les générations précédentes.
Plus long, plus lumineux et entièrement repensé, il a été conçu pour répondre à la double contrainte de la ligne : des trajets courts en zone urbaine dense et de longues distances jusqu’à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. A bord, les aménagements visent à améliorer le confort des voyageurs avec climatisation, prises USB-C, informations en temps réel et une circulation facilitée entre les voitures. L’un des enjeux majeurs de ce nouveau matériel est sa capacité d’emport. En heure de pointe, il pourra accueillir jusqu’à plus de 1 000 passagers, soit environ 35% de voyageurs supplémentaires par rapport aux rames actuelles mises en circulation dans les années 1980.
20% de places assises en plus
Le nombre de places assises est également revu à la hausse, avec environ 20% de sièges en plus. Pensé pour la fluidité des déplacements, le train adopte une configuration articulée sans séparation entre les voitures, afin de faciliter la circulation à bord et de mieux s’adapter aux quais parfois courbes du réseau. Cette conception doit également améliorer les montées et descentes, un point crucial sur une ligne saturée aux heures de pointe. Le projet, porté par Alstom en partenariat avec CAF, mobilise également les équipes d’Île-de-France Mobilités, qui a commandé 146 rames pour un montant d’environ 2,5 milliards d’euros.
Avant leur mise en service, les trains devront toutefois passer de nombreux tests et obtenir les certifications nécessaires. Parmi ces essais, certains sont particulièrement exigeants, notamment sur l’étanchéité, afin de garantir la résistance du matériel face à des conditions météorologiques extrêmes. Les ingénieurs simulent ainsi des pluies intenses pour vérifier la fiabilité du train dans toutes les situations.
Si le calendrier est respecté, les premiers voyageurs devraient pouvoir emprunter ce nouveau RER B à partir de fin 2028, voire début 2029, marquant une étape majeure dans la modernisation du réseau francilien.



















