Revirement de situation dans l’’achat de F-16 américains par le Pérou. Alors que Lima avait annoncé en octobre 2024 l’achat de 24 avions de combat F-16 auprès de Washington pour un montant total de 3,5 milliards de dollars (soit 2,97 milliards d’euros), José Maria Balcazar a annoncé suspendre cette transaction. Comme le rapporte Le Parisien, le président intérimaire péruvien a en effet estimé que la décision d’acter, ou non, cet achat devait revenir au prochain gouvernement qui doit prendre ses fonctions en juillet prochain.

«Ce contrat va être reporté afin que le nouveau président élu soit celui ou celle qui finalise ce type d’achats», a fait savoir à la radio RPP celui dont le mandat s’achèvera le 28 juillet, tout en réaffirmant qu’il «n’y a pas encore d’achat». Ce revirement de situation intervient alors que Lockheed Martin et les autorités péruviennes devaient signer l’accord définitif entérinant l’achat de ces avions de combat afin de renouveler la flotte de défense aérienne du pays.

Une décision qui suscite l’ire des États-Unis

Peu après cette annonce, l’ambassadeur des États-Unis au Pérou n’a pas tardé à monter au créneau. «Si vous négociez de mauvaise foi avec les États-Unis et portez atteinte aux intérêts américains (…), j’utiliserai tous les outils disponibles pour protéger et promouvoir la prospérité et la sécurité de notre pays et de la région», a mis en garde Bernardo Navarro dans un post publié sur X.

Aujourd’hui, le Pérou dispose d’une flotte composée de 12 Mirage 2000, mais aussi de MiG-29 russes et des Sukhoï-27 biélorusses dont il a fait l’acquisition en 1997 considérés comme hors service ou en réserve. Si Lima avait reçu au préalable des propositions pour remplacer ses appareils par des Rafale ou des Gripen suédois, c’est bel et bien vers les F-16 que son choix s’était finalement porté. Une décision finalement remise en question et qui pourrait bien conduire à l’annulation de l’accord passé avec les États-Unis.