
Sur les eaux de la Méditerranée, un navire dérive. Et pas n’importe lequel : un méthanier, appelé l’Arctic Metagaz, d'après Franceinfo. Très endommagé, il stationne sur la grande bleue depuis deux semaines, complètement vidé de son équipage. La raison : le navire est extrêmement endommagé, et dangereux de ce fait. Il appartient à la flotte fantôme russe, et devait initialement contourner les sanctions sur le transport d’hydrocarbures.
À son bord, pas moins de 900 tonnes de gazole et 60 000 tonnes de gaz liquéfié. De son côté, la Russie accuse l’Ukraine d’être responsable du mauvais état de ce méthanier, et de l’avoir frappé intentionnellement le 3 mars dernier, alors qu’il se situait à l’est de Malte. Après l’attaque, les 30 membres de l’équipage présents à bord ont été évacués, et le bateau a dérivé depuis, sur des dizaines de kilomètres.
Une menace environnementale
Désormais, il est situé entre Lampedusa et Malte. Aujourd’hui, laissé à l’abandon en pleine mer, ce navire est une bombe à retardement. Il contient 60 000 tonnes de gaz liquéfié, «à moins 161 degrés» qui, en cas d’explosion, rencontrerait une eau à 14 degrés. Une explosion provoquerait donc «un vrai choc thermique» pour la faune et la flore.
Une fuite pourrait aussi provoquer des explosions, ou même une marée noire, provoquant une pollution irréversible. Pour l’heure, une intervention est compliquée à envisager, et pour cette raison, aucun pays n’a été annoncé. En ce moment, le bateau se dirige vers les eaux libyennes.



















