
L’opération «Orion 26» n’aura été que de courte durée. Dans un contexte international qui se veut de plus en plus tendu, les armées françaises avaient commencé depuis début février un vaste exercice militaire visant à démontrer la capacité de notre pays à «entrer en premier sur un théâtre d’opérations et de mener une coalition internationale», avait expliqué à TF1 info le vice-amiral Xavier de Véricourt. Parmi les 25 navires déployés pour cet exercice figurait notamment le porte-avions Charles-de-Gaulle. Mais face aux récents événements au Moyen-Orient, le déploiement du navire militaire et de son groupe aéronaval qui a actuellement lieu en mer Baltique va s’interrompre en urgence.
En effet, comme l’a indiqué BFMTV, le porte-avions Charles-de-Gaulle s’apprête à être redéployé en urgence en Méditerranée orientale. Il pourrait d’ailleurs arriver sur place d’ici une douzaine de jours. Cette annonce intervient alors même qu’Emmanuel Macron a convoqué ce dimanche 1er mars un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale afin d’évoquer la situation au Moyen-Orient et en Iran.
«Rehausser notre posture et notre accompagnement défensif»
Alors que de nombreux pays ont été touchés par des missiles iraniens en représailles aux frappes américaines et israéliennes, le président de la République a indiqué lors de ce conseil de défense que «la priorité reste la sécurité de nos ressortissants» de même que «la sécurité et la souveraineté de nos partenaires dans la région». Il faut dire que la situation sur place est chaotique, et les infrastructures militaires françaises très exposées. La base navale française située à Abou Dhabi ayant été touchée par une attaque de drone iranien, cela «nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être aux côtés de ceux qui nous avons des traités de défense», a martelé le chef de l’État.
Loin d’être anodin, ce redéploiement en urgence du Charles-de-Gaulle signifie par ailleurs que l’armée française pourrait être amenée à participer à des opérations de défense aérienne ou logistique d’Israël sans que celles-ci soient offensives contre l’Iran. Une fois arrivé sur place en Méditerranée orientale, le porte-avions français se retrouvera aux côtés de l’USS Gerald Ford, le deuxième porte-avions américain arrivé dans la région après l’USS Abraham Lincoln.


















