
C’est un sujet sensible, pour les patrons comme pour leurs salariés. Depuis la crise sanitaire, les arrêts de travail ne cessent de flamber. Entre 2019 et 2023, le nombre de journées indemnisées pour arrêt maladie a en effet progressé en moyenne de +3,9% par an, contre une hausse annuelle moyenne de +2,3% entre 2010 et 2019, selon une étude de la Dress. Si cette augmentation des arrêts de travail s’explique en partie par des facteurs économiques et démographiques, tels que la dynamique de l’emploi et le vieillissement de la population active, elle soulève également un sujet bien plus problématique. Les fraudes à l'arrêt maladie sont également en nette augmentation ces dernières années.
En 2024, l’Assurance maladie a en effet détecté et stoppé 628 millions d’euros de fraudes aux arrêts de travail, un montant en hausse de 35% par rapport à 2023 (467 millions). Si la majorité des fraudes repérées concerne des professionnels de santé (68% des montants), les bénéficiaires sont également de plus en plus nombreux à tenter de frauder (18% des sommes) afin de bénéficier des indemnités journalières versées par la Sécu en cas d'arrêt de travail.
Des types de fraudes de plus en plus variées
Faux arrêts de travail achetés en ligne pour quelques dizaines d’euros, téléconsultations de complaisance, présence active sur les réseaux sociaux pendant un arrêt censé être invalidant... Les types de fraudes constatés par la Sécu sont de plus en plus variés. Si l’Assurance maladie a la possibilité de diligenter des contrôles pour vérifier les véracité des arrêts de travail de ses bénéficiaires, l’employeur est bien souvent le premier à détecter des anomalies, et à en faire les frais.
Ainsi, pour une série d’articles à venir sur le site de Capital, nous sommes à la recherche de patrons ayant été victimes d'arrêts de travail abusifs de la part de leurs employés. Attention, nous parlons ici de fraudes avérées, repérées par l’Assurance Maladie, suite à un contrôle de routine ou en raison d’un signalement de l’employeur. Si vous êtes dans ce cas, racontez-nous comment vous vous êtes aperçu de la fraude et quelles sont les conséquences sur votre activité.
Si vous êtes patron d’une petite, moyenne, ou grande entreprise, et que vous souhaitez partager votre expérience, nous vous invitons à nous contacter. Pour témoigner (anonymement si besoin), contactez-nous par email à l’adresse [email protected]. N’oubliez pas de laisser vos coordonnées et éventuellement votre numéro de téléphone pour que nous puissions vous recontacter.



















