Le «Dôme de fer» israélien a beaucoup été critiqué ces derniers mois. Système de défense antiaérien et jugé très efficace par l’Etat hébreu, il est composé de trois niveaux. Toutefois, son coût estimé à 100 millions de dollars et certaines de ses failles ont été mis en exergue au cours des derniers mois. Mais depuis le début des frappes sur l’Iran menées conjointement avec les Etats-Unis, Israël s’appuie dessus. Mais pas uniquement. Selon nos confrères du Parisien, l’Etat hébreu aurait utilisé pour la toute première fois son «Iron Beam».

L’«Iron Beam» (ou IB), c’est quoi ? Comme Capital l’avait déjà évoqué, il s’agit d’un nouveau dispositif qui vient compléter le «Dôme de fer». Moins coûteux que d’autres missiles, il reposerait sur un rayon laser puissant capable de détecter et de détruire les missiles et les roquettes ennemis. Il peut aussi contrer les drones et les obus de mortier en produisant un faisceau de 100 kilowatts pour intercepter les intrus. Son développeur, la société Rafael, le présente même comme le système laser à haute énergie le plus avancé au monde.

Une portée de sept kilomètres

Toutefois, on est loin de Star Wars, car cet «Iron Beam» ne produirait pas de faisceau lumineux. C’est d’ailleurs ce qui a pu être constaté dans une vidéo relayée par le compte Israel War Room où le laser intercepterait un drone du Hezbollah le long de la frontière nord. Si en septembre dernier une portée de deux kilomètres avait été évoquée, selon nos confrères, elle serait bien plus grande. En effet, l’«Iron Beam» aurait une portée de sept kilomètres et pourrait ainsi, après détection par radar, intercepter la cible, la brûler en vol et donc la neutraliser.

Le ministère israélien de la Défense a d’ailleurs confirmé que l’IB était incorporé au «Dôme de fer», composé des trois couches : le Dôme de fer, la Fronde de David et la Flèche, dont cette dernière qui permet d’intercepter les missiles balistiques sur 250 kilomètres et même d’arrêter des missiles nucléaires. L’atout de ce laser ? Le fait qu’il ne laisse tomber aucun débris, donc plus sécurisant pour la population. Enfin, nos confrères du Parisien mettent en avant son coût dérisoire : 3,50 dollars par tir.

Le ministère de la Défense travaillerait déjà sur une version évoluée et sans doute sur un élément capable d’intercepter sous toutes les conditions météorologiques. Car actuellement, en cas de brouillard, de pluie ou de nuages, il serait moins efficace. A terme, ce genre de système permettrait aussi, en plus d’un gain de temps substantiel, d’être plus rentable puisqu’il permettrait de réduire considérablement le nombre de missiles tirés.